Topic: News updates

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DJ Party et Ibson du groupe Gouye Gui Star : ''Pas de mots crus pour nous faire

“La notion que nous avons du rap, c’est d’émettre des messages sans cibler une catégorie de personnes, ni sortir des mots crus pour nous faire entendre”. Cette phrase est de DJ Party et Ibson, les rappeurs du "Gouye Gui Star".

Didier Awadi "le positive black soul reste un groupe soudé"

"Au-delà des personnes, c'est l'idéologie qui nous unit. Nos personnalités respectives passent après l'esprit de groupe". A ceux qui voient dans la sortie de l'album solo "Parole d'honneur" de Didier Awadi le premier jalon d'un processus de rupture à l'amiable du Positive Black Soul (Pbs), le rappeur dit non avec les arguments que voilà. C'était hier, jeudi 3 janvier 2002, au cours du point de presse donné par lui à la Pyramide culturelle du Sénégal (Pcs). Awadi a ajouté qu'"à un moment ou un autre de la vie d'un groupe, ses membres éprouvent le besoin de s'exprimer hors du cadre de la formation", et que "celà procède naturellement d'un désir de tenter quelque aventure musicale et artistique". Ainsi, Didier Awadi entendait-il dissiper les échos d'une probable rupture du Pbs, fondés essentiellement sur "les manquements répétés du groupe à certains rendez-vous, imputables à des membres n'étant pas toujours dans les dispositions mentales et physiques pour donner du répondant". Nous avons appris hier, de la bouche de Awadi, membre-fondateur du groupe précurseur du rap sénégalais, qu'il n'en était strictement rien.

Ce chapitre clos, Awadi s'est prononcé sur la teneur thématique de son produit.

“Parole d’honneur”, premier album solo de Didier Awadi : Cent états d’âme !


S’il n’a pas sa langue dans sa poche comme on dit, Didier Awadi l’a dans son microphone. Et cela fait forcément des échos. En musique. Cela donne “ Parole d’honneur ” ou, si vous voulez, “ kaddu gor ” en Wolof. C’est le titre du premier album solo produit par le rappeur du Positive Black Soul. Il a fallu attendre douze ans, après la création de ce groupe avec Doug-E-Tee, pour voir un produit qui porte sa seule empreinte. La cassette a été présentée hier après-midi à la presse, à la Pyramide Culturelle du Sénégal (PCS). Le tee-shirt à l’effigie de Che Guevara, le verbe dépouillé, Didier Awadi donne aux mots la force de profession de foi. Le rappeur a de grandes ambitions pour l’Afrique, son Afrique.

Coups et blessures volontaires: Cbv décortique le code pénal

Le groupe de rap "Cbv" (pour Coups et Blessures Volontaires), s'établit sur la scène hip-hop sénégalaise avec la sortie d'un double album intitulé "Or Klass". Les deux jeunes rappeurs, se veulent des porte-parole et des dénonciateurs. Justice, éducation, colonisation, les thèmes choisis par "Cbv" sont aussi divers que leurs choix musicaux.

Ils s'appellent Phata et Gougou, portent des tenues de prisonniers et sont tous les deux auteurs de Coups et blessures volontaires. C'est sur la base de cet intitulé juridique extrait d'un article du code pénal, que Gougou a été condamné il y a sept ans. De cette condamnation est née l'envie de fonder un groupe de rap, pour "engager leur art dans la lutte contre l'injustice sociale et les détériorations des règles de vie en société". Et quand il s'est agit de donner un nom au groupe, alors c'est "Cbv" qui fait tilt dans les esprits.

Après être intervenu dans plusieurs compilations comme "D Kill Rap" en 1999 et "Yaw Euleugou Sénégal" en 2001, les deux jeunes rappeurs ont grandi et se sentent aujourd'hui capable de faire leur propre album. Alors, comme un coup de plus assené volontairement au monde du hip-hop sénégalais et aux amateurs de rap, "Cbv" a sorti hier "Or Klass". Toute ressemblance phonologique avec un quelconque tribunal dakarois serait fortuite.

Double album du CBV : Le rap des prétoires

C’est en présence de journalistes et de nombreux fans que le groupe de rap CBV (Coups et Blessures Volontaires) a présenté “ Or Klass ”, sa première production sur le marché depuis le 10 décembre dernier. Le point de presse organisé au Novotel a permis aux deux rappeurs, Phata et Gugu, de se frotter à une partie de leur public et d’expliquer la démarche qui les a conduits à faire du Code Pénal leur source d’inspiration. Le nom même du groupe, Coups et Blessures Volontaires, se réfère à une incrimination judiciaire.

Rap, carnaval et arts plastiques au menu du festival Pikine Est Culture

Pikine, cité populeuse, est riche de ses talents. MaIs très souvent, ses artistes partent se faire un nom sous d'autres cieux. Pendant ce temps, dans leur fief, ils demeurent d'illustres anonymes. C'est cette tendance que veut corriger le Festival Pikine Est Culture (FESPEC). Après la première édition, l'année dernière, l'événement se déroulera du 25 au 31 décembre prochains. Entre deux éditions, la manifestation s'est découvert de nouvelles ambitions. De simple semaine culturelle, elle va devenir un festival. L'un des acquis est la structuration de ce mouvement culturel. On n'est plus à l'heure du pot-pourri avec tous les volets de l'art inscrits au même chapitre.

Des commissions ont été créées pour chacune des formes d'expression artistique : du rap au théâtre en passant par la musique, les arts plastiques, le stylisme, la coiffure, etc. Après la phase d'identification, l'accent est mis, cette année, sur la mobilisation. Pas moins de 3.500 créateurs sont attendus, toutes spécialités confondues, nous ont confié Djiby Kane, chargé des finances et Ablaye Ndiaye, Coordonnateur. Le FESPEC, bien que manifestation pikinoise, est ouvert à des créateurs venus d'autres horizons. " Pikine est le socle, mais nous ne nous confinons pas aux limites géographiques de ce département ", assure Ablaye Ndiaye. Le seul carnaval va rassembler 60 groupements féminins de la zone. Les organisateurs doivent cette capacité de mobilisation à leur déploiement. Outre les groupements de femmes, ils coopèrent avec les écoles publiques, les écoles coraniques, les délégués de quartier.

Guy gui star- Un premier bébé qui en promet d'autres

Ils en sont à leur premier produit. Mais ils en promettent bien d'autres, riches qu'ils sont de la diversité culturelle de la région sud du Sénégal.

La région sud du Sénégal s'est enrichie d'un nouveau groupe de rap, le Guy Gui Star. Celui-ci vient de signer son acte de naissance par une cassette intitulée Surprise. Ceci parce que, selon Dj Paty et Baby Ibson, ses deux membres, le travail s'est fait dans l'ombre dans le but de faire une surprise aux membres du posse qu'ils venaient de quitter. Les deux compagnons, originaires du quartier Boucotte de Ziguinchor, évoluaient dans un autre groupe dénommé Black Africans.

Guy Gui renvoie au baobab, et à ce sujet nos interlocuteurs soutiennent que "cet arbre est le symbole de l'Afrique. Il est connu du monde entier. C'est aussi un arbre important, utile. De ses racines à ses feuilles et fruits, tout est utilisé dans un domaine ou dans un autre. Il est aussi remarquable par sa taille et la forme de son développement en ouverture. Nous rêvons de lui ressembler".

Rapadio sort ''Soldaaru mbed''

Après trois ans de silence, Rapadio refait surface avec un nouvel album intitulé "Soldaaru Mbed" (les soldats de la rue). Cet album est sans nul doute la confirmation d'un talent indéniable, d'un concept clair basé sur un engagement inaltérable à défendre la cause des démunis, des victimes de l'oubli, de "ceux qui croupissent dans les bas fonds". S'il leur a fallu trois ans pour y arriver, c'est simplement que les membres du groupe avaient besoin de glaner des expériences individuelles çà et là, de mieux comprendre et maîtriser les règles du show-biz, mais le plus important était de réunir les conditions qui leur permettraient de mettre sur le marché un produit exempt de tout reproche.

S'ils semblent moins agressifs que dans leur premier album "Ku Weet Xam Sa Bopp", c'est simplement qu'ils ont atteint une maturité qui leur permet de dégainer ces vérités qui ont la saveur du piment en les trempant dans une eau bénite par une sagesse qui invite à la réflexion et non à une réaction fougueuse et inappropriée. Cela ne veut point dire qu'ils signent un armistice avec les vices et l'injustice qui gangrènent notre société, "tay la Walo gënë aay" (ils ne démordent point).

Daouda Ndiaye à propos du clip du "Rap'adioAP": "Il n' y a pas de censure a la television

Que le "Rap'Adio" se rassure: "Life in the jungle", extrait "clipé" de "Soldaarù mbed", leur dernier opus sorti en juillet 2001, ne s'est pas heurté au puritanisme de la télévision nationale sénégalaise, contrairement à ce que clament les rappeurs. Joint hier au téléphone, Daouda Ndiaye, son directeur, nous l'affirme: "il est impossible qu'un clip puisse être censuré sans que je ne sois au courant. Or, à l'heure où je vous parle, personne ne m'a saisi sur une telle question". Le directeur de la télé souhaite d'ailleurs que les rappeurs prennent langue avec lui, histoire de voir plus clair dans cette affaire. Et du coup, ceux qui rageaient de ne pouvoir voir le premier clip du "Rap'Adio" depuis son arrivée sur la scène hip hop avec "Ku weet xam sa boop", vont certainement devoir rengainer.

Festival banlieue rythme: C'est reparti !

Les préparatifs de la deuxième édition du festival "Banlieue Rythme" vont bon train dans la ville de Guediawaye. Fort d'un "bilan positif pour "Banlieue Rythme 2001", selon les organisateurs, qui s'est déroulé à Guédiawaye du 30 avril au 6 mai 2001, les organisateurs remettent ça dès le 26 avril 2002. La première édition de ce festival de banlieue aurait, d'après ses initiateurs, accueilli près de 15000 visiteurs dans les différentes manifestations: des concerts métissés entre musiciens français et percussionnistes sénégalais, un carnaval présentant une parade de la fanfare des "Beaux Arts" de Paris et de celle de Bordeaux, mais aussi des "rencontres professionnelles". Le tout a fait dire aux organisateurs que "le pari est gagné" et que l'édition 2002 n'en sera que plus réussie.

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