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Mouvement hip hop : quand les jeunes déclament leurs quatre vérités

Le « Hip hop Campus » dans le cadre de ses activités socio-culturelles a organisé la semaine dernière une conférence sur le thème « le hip hop et les études ». Une rencontre qui a permis de retracer l'histoire du hip hop, en faisant un focus sur son arrivée au Sénégal et en mettant en valeur ses aspects positifs.

Selon le conférencier, Abdoulaye Niang , sociologue chargé des Travaux Dirigés à l'Université Gaston Berger, le hip hop ne peut plus être ignoré. Ainsi, ne peut-on plus parler de projets de société sans ses aspects. En fait, indique M. Niang, le hip hop peut être porteur d'un mouvement social. Il est véhicule d'une certaine culture avec des normes, des modèles différents de ceux qui sont en vigueur dans la société. Ã- son avis, le hip hop s'est posé comme une force de proposition. Dans son discours, il y a un fondement réel qui trouve un moyen de réalisation très concret dans les pratiques quotidiennes des populations. Il a été suggéré à ces dernières de travailler à mieux connaître ce mouvement.

Rap : Amdu, une voix pour un peuple

Son premier album n'est pas encore sorti sur le marché, mais il commence à conquérir la scène internationale. Agé de 24 ans, Amadou Diop alias Amdu est un rappeur qui évolue en solo. Issu de la banlieue, il se fait la voix de cette zone où la pauvreté côtoie de belle manière le banditisme.

C'est en classe de première que Amdu tourne le dos à l'école pour se consacrer à la musique. Une situation que lui a obligée un manque de moyens pour faire face aux dépenses scolaires. Ainsi, encouragé par son amour pour la musique, il s'engage, en 2001, dans le mouvement hip-hop, avec l'objectif de se faire l'écho de la banlieue et d'oeuvrer pour que sa localité ait une meilleure image. Un engagement qui amène le jeune artiste à se lancer, depuis 2003, dans l'organisation des campagnes de sensibilisation, sous forme de concerts, contre les pandémies auxquelles sont exposés ses concitoyens. Les éditions de 2003 et 2004 ont été consacrées à la lutte contre le Sida. Pour cette année, l'artiste Amdu va s'attaquer au paludisme. Ces campagnes, il les veut pérennes. Et avec l'appui des autorités de sa localité, il entend relever le pari.

Toxic Lyrics - Mama : un hommage aux mères du monde

Un condensé de styles pour une première sortie, c'est ce que propose Toxic Lyrics aux mélomanes dans son album Mama. Conceptualisé au rythme du rap, ragga soul et autres sonorités Hip hop, ce produit est un hymne pour magnifier le rôle de la mère dans la société.

De son vrai nom Jean Philippe Augustin Diouf, Toxic Lyrics vient de mettre dans les bacs son premier opus intitulé Mama. Tiré à quelque 250 exemplaires, cet album est «composé, arrangé, enregistré, mixé et mastérisé entre Dakar et Conakry». Pour celui qui se définit comme «l'artiste de tous les temps au savoir inépuisable», cet album rend hommage à sa mère (qui a marqué de sa présence la cérémonie de lancement de l'album tenue hier) et à travers elle, toutes les femmes du monde.

Musique : Fou Malade émet Radio Kankan

Après son duo d'enfer avec Viviane Ndour dans Taximan, Fou Malade se signale à nouveau dans le marché de la production. Mais la présentation de l'album Radio kankan a surtout permis à l'un des fondateurs du groupe Bat'haillon'Blin-D, d'affirmer que le posse de Guédiawaye est «une famille»

Radio Kankan est le titre du nouvel album de Malal Almamy Tall, alias «Fou Malade» qui sera mis dans les bacs le 23 juillet prochain. Produit par WHata What Production, une structure promue par Bouba Ndour. L'album Radio Kankan est un cri du coeur de Malal Almamy Tall, émis pour dénoncer une attitude jugée «lâche». «Les gens parlent beaucoup sans chercher à connaître la vérité», s'indigne Fou Malade.

Hier, face à la presse, le jeune rappeur est longuement revenu sur le bruit qui courait à la suite de sa participation dans l'album Esprit de Viviane Ndour. De nombreux mélomanes et même des acteurs du milieu du show biz avaient soutenu que «Fou Malade est maintenant avec Viviane. Et qu'il allait quitter le groupe Bat'haillon'Blin-D, (...)».

La cérémonie de présentation de son nouvel album a permis à celui qui dit être le créateur du posse, Bat'haillon'Blin-D, de lever le voile sur une histoire montée de toutes pièces. «Bat'haillon'Blin-D, est une famille», a martelé Fou Malade.

DLJ Sound : les "apôtres" du rap-fusion

Il y a un rap sénégalais. Ce style est riche d'une musique qu'inspirent ces artistes qui refusent de s'«américaniser». Au sein du posse Dlj Sound, on s'investit pour une expression musicale originale, tout en accordant une oreille attentive aux sonorités nouvelles.

Léopold Senghor «Léo», Abdoulaye Njathie «Laye» et Hervé Gomis «One J» ont une passion commune : vivre au rythme des musiques du mouvement hip hop. Les ambitions définies, les trois compères entament l'exploration des sonorités rap. Avec comme philosophie : Sante, Mou- ak Moytou, qui veut dire en substance «adopter la zen attitude».

Cette règle de vie a jeté les bases en 1996 du groupe Dlj Sound. La bande à Léo a, dès le début, voulu marquer une rupture en développant différents styles musicaux. Ainsi, One J s'illustre dans le dance hall et Laye se veut un apôtre de la soul musique, du chant. Quant à Léo, il ne vibre que par le rap. Et c'est parce que «l'idée au départ, rappelle ce dernier, était de produire un rap sénégalais qui définirait l'originalité du groupe». «Nous avons très tôt compris qu'un artiste comme Laye n'a pas besoin d'américaniser sa voix», fait remarquer Léo qui ajoute : «ce chanteur a des qualités intrinsèques qui renvoient à ses origines sénégalaises».

La formation du groupe Dlj Sound a coïncidé avec la période du posse Jant B, l'un des groupes phares du quartier Dieuppeul. Au Dlj Sound, on était conscient qu'il fallait se tracer une voie pour... s'imposer.

Le rap sénégalais s'impose

Nous savons que le rap dérange et partout, il continue de subir la foudre de ses détracteurs. Mais, nous trouvons normal que certains préfèrent d'autres musiques.

Nous ne pouvons rien contre la liberté des autres. Et encore, il est nécessaire d'interroger les faits pour comprendre l'évolution positive du hip hop sénégalais. En parlant du progrès, nous reconnaissons en même temps que les problèmes demeurent comme toujours dans le mouvement hip hop sénégalaisqui continue de souffrir des problèmes structurels et techniques tant sur le plan de la distribution, de la diffusion et de la technologie etc. Mais malgré tout, le rap sénégalaisprogresse, résiste et s'impose .

Pour venir aux faits, nous devons savoir que sans grands moyens les posses arrivent à s'auto-produire et refusentde tomber dans le piège de l'attentisme et de l'indifférence. Aujourd'hui, la production est boostée avec l'existence de quelques home studios dispersés dans la banlieue.

A l'international, le cas de Akon aux Etats-Unis est illustratif, de même Disiz La Peste en France, Bmg 44 en Belgique, Pbs, Daara-J et Pee Froiss qui travaillent avec des icônes de la world music. Entre autres, les posses Black Innocents de Yeumbeul cartonnent avec le film Philosophes guerriers primé au festival vues d'Afrique de Montréal en avril 2001 réalisépar le français Jérémie Piolat. Sans oublier le succès dePacotille, Fou Maladeà Bercy, Gokh Bi Système qui perce aux Etats-Unis.

DAARA J WITH WYCLEF AT LINCOLN CENTER

There are two big African Hip-Hop happenings at Lincoln Center this week! See below for the latest.. As always - hope to see you all out there.


I - NOMADIC WAX SPEAKS AT LINCOLN CENTER SYMPOSIUM

Symposium: Africa <-> America Hip Hop
Wednesday July 13, 2005
Rose Studio at 6:00pm


A discussion about the growth, impact and influences of hip hop music in Africa and the U.S. With panelists Banning Eyre, guitarist and author of In Griot Time, An American Guitarist in Mali, and commentator at Afropop Worldwide, Timothy R. Mangin, ethnomusicologist and author of "Senegalese Rap" and "Notes on Jazz in Senegal" and Ben Herson, founder of Nomadic Wax and producer of African Underground, a hip hop compilation CD.

All events in the Kaplan Penthouse require free passes for admittance. These passes will be distributed, in the lobby of the Rose Building, starting one hour prior to the start of the symposium on a first-come, first-served basis and will be limited to two per person. Doors open approximately 30 minutes prior to the event and seating is limited. Each symposium lasts approximately one hour. Programs/participants are subject to change.


II - DAARA J WITH WYCLEF AT LINCOLN CENTER

America <-> Africa - Hip Hop's Journey from Terra to the Streets Thursday July 14, 2005
Avery Fisher Hall at 8:00pm
Ticket prices: $40 $25


Born in Africa and brought up in America, hip hop has become the universal language of the new generation. New York's hometown hip hop artist, Haitian-born Wyclef Jean, explores the roots and international path of his music when he shares the stage with opening act Daara J, Senegal's hip hop homeboys.

Wyclef Jean's career exploded with the groundbreaking Fugees, and with his multi-platinum solo career he has become hip hop's conscience. Daara J is the 2004 recipient of the BBC Radio World Music Award for 'Best African Act.' Wyclef Jean and Daara J, both known for a multi-genre approach to music with a rising voice, exhibit the power, freshness and urgency of this resonant art form.

Running time is approximately 2 hours and 30 minutes with 1 intermission. Subject to change.

Student tickets are not available for this performance.

More Info:
http://www.nomadicwax.com
http://www.africanunderground.com

"Africa meets Jamaika" Konzert in der Muffathalle, München

Sonntag, 3. Juli 2005, 20h30, Muffathalle , Zellstr. 4

Africa meets Jamaica ( .........and Haiti/Heidelberg )

mit Anthony B, Tiken Jah Fakoly, Awadi und DJ Haitian Star


Eins haben der jamaikanische Dancehall-Superstar Anthony B, Roots-Reggae-Poet Tiken Jah Fakoly und die westafrikanische HipHop-Legende Awadi gemeinsam: sensibles politisches Gespür gemixt mit einem äußerst tanzbaren Crossover aus Reggae, Dancehall, Ragga und HipHop. Ihre Refrains avancierten längst zu Protestparolen. Auf den Spuren des jamaikanischen Helden Marcus Garvey, Begründer der „Back to Africa“-Bewegung, des Panafrikanisten Cheikh Anta Diop oder des revolutionärsten der Wailing Wailers, Peter Tosh, prangern die drei Künstler Missstände im ausbeuterischen „Babylon“ an.

Anthony B gilt als DIE Personifizierung des „african consciousness“ in Jamaika. Der Durchbruch gelang dem Bobo Dread im Jahre 1995 mit den Songs „Fire Pon Rome“ und „Warrior“. Seitdem ist der selbsternannte „real revolutionary“ – zusammen mit Luciano und anderen - einer der prägendsten Künstler der Reggae-Insel. Seine Single „Nah vote again“ trug dazu bei, die Wahlen im Dezember 1997 zu den friedlichsten der Geschichte Jamaikas zu machen. Gemeinsame Tracks mit Wyclef Jean, Snoop Dogg, Culture oder Tiken Jah Fakoly, in welchen er Dancehall, Ragga und Roots-Reggae mit HipHop und R&B fusioniert, zeugen von der Vielseitigkeit und Experimentierfreudigkeit des Bobo Dread, dessen Karriere wie die zahlreicher Reggae-Künstler in einem Kirchenchor begann. Seine beiden Longplayer „Street Knowledge“ und „Powers of Creation“ (Rough Trade) zählen zu den heißesten Releases der letzten Jahre.

New album release of BANTU: "Fuji Satisfaction - Soundclash in Lagos"

Coming now! On June 20, Piranha Musik releases the new album of *BANTU feat. AYUBA "Fuji Satisfaction - Soundclash in Lagos" *incl. Bonus-Video from Adewale Ayubas Lagos-Club Skindles! (CD-PIR1998 / Indigo CD 5925-2)

Available in all fine records stores, internet retailers and mailorder shops or online at http://www.piranhashop.de

More information at http://www.piranha.de/records/english/recordsindex.htm

*Fuji music* is the fast paced sound blazing in the streets of Lagos, capturing the joy, the pain and the energy of the world‘s fastest growing megapolis. Heavy Yoruba drumming, arabesque instrumentation and soaring multipitched vocals blending into a sound that commands attention and forces to dance along. From the homelands of the African nations to the Arab culture to the West and the rest of the world - Fuji is the exiting synthesis of all that mixing, fertilizing and developing happening in Africa at the moment.

Brothers Keepers mastermind *Ade Bantu* has united with Fuji music maestro *Adewale Ayuba* from Nigeria and Fela Kuti's original guitar player *Oghene Kologbo* for a real Fuji firework: A unique listening experience with a completely new style mix of Fuji vibes with Afrobeat, Ragga, Pidgin Raps and HipHop! *Bantu* stands for the Nigerian-German Brotherhood Alliance Navigating Towards Unity around Ade Bantu. Having helped shape the German HipHop movement from its start, Ade has been using his Nigerian roots for an intercontinental inspiration. He fused his musical variety with a clear political statement against racism with his Brothers Keepers project. As "Fuji Ambassador", *Adewale Ayuba* has started to spread the vibe of West African dancehalls from his Lagos club, Skindles, straight to the Americas, Europe and beyond with his captivating vocal arrangements and fluent drum patterns.

Having toured Ghana in May and just returning from a successful German tour with Brothers Keepers, Bantu has now teamed up with the *Afrobeat Academy* for his next live activities. Headed by Oghene Kologbo, this band knows how to celebrate Fela Kuti's heritage like no other combo. Booking Agency La Candela http://www.lacandela.de . First concerts have been booked, i.e. as support at Femi Kuti's concert on July 3rd in Cologne:

  • 16.06. D Munich - Platz der Menschenrechte
  • 18.06. D Bergisch-Gladbach - Mit Afrika-Festival
  • 03.07. D Cologne - Kantine: Auftakt zu Femi Kuti
  • 05.08. D Detmold - Sommerbühne
  • 12.08. D Mülheim/Ruhr - Ringlockschuppen
  • 16.08. D Köln - Weltjugendtag
  • 07./08.10. Senegal Dakar (tbc)

    In autumn, Ade will also appear in the movie-theatres in the documentary "Foreign in my own country" (work title, produced by Filmtank / Hamburg).

  • Musique : «Deep poéts» - les apôtres d'un rap intelligent et discipliné

    ls sont une bande de potes qui évoluent avec la conviction qu'«il n' y a que des similitudes entre le rap et la lutte». Mieux, analyse Babacar Diop Alibabeu Coumba Naar alias «Alipi», «l'ambiance des mbapatt ou lutte sans frappe est semblable à celle de l'underground» qui est par excellence le milieu des rappeurs aux moyens limités. Derrière lui, Amadou Moctar Kassé «Kinkély», Léon khouma Mbaay «Architekt» et Ndiogou Bä «Ahmed Baaboo Dollar» acquiescent.

    En se proposant de développer le concept de «Deep poets» à la fin des années 90, les quatre compères ont voulu donner une nouvelle approche à l'écriture des textes qui accompagnent leur musique. il s'agit pour eux d'«être plus profonds» dans les messages pour répondre à ceux qui soutiennent que «les rappeurs sont d'éternels contestataires qui ne proposent aucune solution (...)».

    Aujourd'hui, reconnaît «Alipi», «il nous appartient à nous autres rappeurs d'imposer le respect que les mélomanes doivent donner au mouvement hip hop». Et pour ce faire, il faudrait «produire des textes pertinents et tenir des discours qui collent aux réalités sociales mais qui n'agressent personne». Avec Deep poets, la règle est de «faire un rap intelligent et discipliné».

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