Samuels Winchester, producteur: Un Jamaïcain passionné de rap

Après avoir produit, dans le passé, le musicien Mansour Lète (aujourd’hui établi en Suisse), Samuels Winchester vient de signer la toute dernière production du groupe de rap “ Guney M. ”. Ce Jamaïcain s’est, très tôt, intéressé à la musique. “C’est par amour que je suis arrivé à la musique. Elle occupe toute ma vie ”, affirme-t-il. Il a fréquenté de grandes institutions musicales comme l’Ecole de Musique de la Jamaïque, l’Ecole Royale de Musique et l’Ecole de musique de Cologne.

Nouveauté rap : “Gouney-M” sort du berceau et veut brûler les étapes

L’album titré “ Yaaye ” (la mère) est la première production du groupe de rap “ Gouney-M ”. Le produit est sur le marché depuis le 16 juillet dernier. La cassette, composée de huit titres, est signée "Blue Montain Production" (BMP), une structure basée à Yoff-Layène. Il s’est agi pour les rappeurs IAZ Adams, Outhiou Boy, Grand-Père Ndiougza et Mister Freedy, affectueusement surnommés les "Quatre Mousquetaires" par leurs fans, de rendre hommage à la femme, à la fois mère et épouse. Créé le 16 juillet 1996, le groupe a été au rendez-vous de plusieurs concerts, ce qui lui valu, en 1999, le titre de meilleur groupe de rap lors de la Fête de la Musique. Il a été également distingué lors de la prestation de serment du président Wade, ainsi qu’à la célébration par le RADDHO du 50ème anniversaire des droits de l’Homme.

“Froiss”, nouvel album de Pee Froiss : Le quatrième chapitre de la chronique pol

Quatre cassettes sur le marché depuis 1996, cela donne le temps de faire le point à ce trio de chroniqueurs de l’actualité politique et sociale. Cette étape, Gunman Khouman l’a appelé “ un tournant ”, au cours de la conférence de presse de présentation de la cassette qui s’est tenue hier après-midi, dans les locaux d’Africa-Fête. “Au Sénégal, on fait les mêmes choses depuis dix ans. Nous avons voulu sortir du classique rap-soul, ragga et apporter quelque chose de nouveau en partant de l’idée que le texte, la musique et la voix sont les trois qualités pour faire un bon rappeur ”, explique Khouman. Le quatrième album de neuf titres intitulé FROISS (du nom du groupe Pee Froiss) part du principe de rendre visible la philosophie qui fonde le projet artistique du trio Khouman, Kool Kocsis et Gee Bass.

Festival de musique traditionnelle : Promenade culturelle dans le Baol

Il est 17 heures, ce samedi 21 juillet. Une date historique pour le Sénégal avec la qualification de notre équipe nationale de football pour le Mondial 2002. Cette victoire a coïncidé avec la troisième édition du Festival de musique traditionnelle initié par le Conseil régional de Diourbel.

Cette manifestation vise, entre autres, la création de convergences entre les différentes ethnies et la contribution au développement des expressions.

Le festival fait aussi la promotion des artistes de la région, en favorisant le contact et les échanges entre acteurs culturels, tout en mettant l'accent sur les particularités et les réalités du Baol, à travers la musique traditionnelle. Et pour cette troisième édition, les artistes, comme pour dire merci aux "Lions" du foot, se sont surpassés dans leurs prestations.

Phénomène émergent à Ouaga : L’autorité prise de court par le rap

UNE ANECDOTE POUR ILLUSTRER LA SURPRISE de l’administration culturelle pour un phénomène émergent, ces deux dernières années : à l’occasion d’un concours de chansons organisé au cours de la journée internationale de la Francophonie, un groupe rap a fait acte de candidature. Jean-Claude Dioma, directeur des Arts du spectacle et de la Coopération culturelle du Burkina Faso commente : “ dans nos textes, nous avons dit qu’il fallait que la finale soit en live. Et vous savez que pour la plupart des nouveaux groupes qui viennent de se mettre en place, ce n’est pas le cas. Peut-on en ce moment parler de live ou alors d’une semi-live ? Alors, le jury a eu un problème. Heureusement que nous avons été sauvés par l’exemple du Sénégal parce que vous avez des groupes là-bas qui entièrement jouent en live ”, dit M. Dioma. “ C’est pour dire simplement que l’administration a failli être prise de court ; c’est maintenant que nous nous attelons à rattraper cela. Nous essayons, autant que possible, de les soutenir. Tous les groupes ne sont pas forcément des groupes crédibles. Mais c’est comme ça pour tout phénomène qui naît. Il y a à peu près deux ans que cela commence à prendre sérieusement de l’ampleur ”, dit-il.

Précarité, discipline, plan de carrière. : Les nomades de la scène musicale

C'est l'autre partition que se plaisent maintenant à jouer, à intervalles de temps réguliers, les artistes musiciens. Cette tentation de l'ailleurs se nomme instabilité. A tort ou à raison, c'est la rumeur qui en sème la graine pour finir, soit par un démenti, soit par une confirmation du départ ou de la dislocation du groupe. La dernière rumeur en date est celle qui a voulu que le Royal Band de Thiès ait volé en éclats.

Selon Secka, il n'en est rien.

Dans notre derniere edition dit Secka, s'est dit surpris par la nouvelle de " l'éclatement " de son orchestre. " Mon groupe se porte comme un charme ", a-t-il confié à notre correspondant à Thiès, Abdourahmane Sarr Gonzalès. Cependant, l'affirmation n'éclaire pas entièrement sur le départ supposé de Jacky, un de ses musiciens. Selon Secka, son collaborateur aurait demandé une disponibilité de quatre mois pour se produire dans des hôtels. Toutefois, il est à noter que Jacky reste introuvable.

Nouvelle cassette de PEE FROISS - Du "nel" de Gorgui à la bande à Alex et Ino

Dans une semaine, la nouvelle cassette du Pee Froiss sera sur le marché. Dans cette production, les rappeurs proposent huit morceaux qui sont autant de reflets de ce qui se passe dans notre société, le tout soutenu par une musique recherchée.

A moins d'être de leur univers, on ne va pas chez des rappeurs sénégalais confirmés sans appréhension. Dès qu'ils commencent à être un peu connus à l'extérieur du Sénégal, ils snobent la presse et se font le malin plaisir d'avoir un langage qu'ils sont les seuls à comprendre.

Et lorsqu'on trouve, un groupe qui a du talent et qui reste accessible comme le Pee Froiss, on se rend compte que l'univers du hip-hop n'est pas aussi fermé et complexe qu'on le croit. Des rappeurs de Pee Froiss, on peut dire sans se tromper qu'ils sont une référence. Ils sont officiellement présents sur la scène du hip-hop depuis 1996 avec leur cassette Wala Wala bok qui fut suivi de Affair bou graw en 1998 et l'on se souvient encore de l'originalité de la pochette mais aussi de la qualité de cette production.

Dans sa nouvelle cassette, le Rap’Adio tambourine sur le mbalakh

LES CAGOULES, C’EST UN SIGNE PARTICULIER AU RAP’ADIO. Le groupe a adopté ce look pour s’effacer derrière un langage crû. Assis face à la table, le trio se cache derrière des cagoules. Mais d’une première cassette à une deuxième présentée hier à la presse dans les locaux de la structure de production KSF, au milieu de ce grouillant marché Sandaga, le credo reste le même : la force du message. A la différence, cette fois, que ce ne sont plus les rappeurs qui en prennent pour leur grade comme dans “ Kou weet xam sa bop ” ("On se découvre mieux dans son intimité") le premier opus qui a défrayé la chronique à cause des “ insanités ” qui y sont débitées. Dans "Soldaaru Mbed" ("Le soldat de la rue"), leur deuxième cassette, un coup de gueule est donné contre le mbalakh, ce genre musical qui domine la scène sénégalaise.

Question de feeling : Rap et ''célibaterium'' pour décompresser à Ouagadougou

A Ouaga, le rap est encore un phénomène jeune. Sa montée en puissance est seulement vieille de deux années. On y retrouve ce parler de jeunes de la diaspora. Ils disent “ djaspo ” (prononcez “ diaspo ”, de “ diaspora ”). Comme Papis N’do, né de parents burkinabé et ivoirien. Il a passé une partie de son enfance à Abidjan avant de fouler le sol ouagalais il y a cinq ans. Ces produits du métissage sont nombreux. Ils s’organisent même en entités. Ils ont apporté avec eux des termes du parler des jeunes Ivoiriens. Ce sont des adeptes de la BJU, langue dont ils revendiquent la paternité. En vérité, j’ai fait semblant de comprendre pour entretenir la discussion. Finalement, je lui avoue que je ne comprends rien de ce gazouillis aux allures de puzzle chinois.

Concert aux Maristes - Du rap pour la bonne cause

Pour marquer la fin de l’année, l’Association des parents d’élèves du Cours Sainte Marie de Hann organise un grand podium de rap intitulé “ Da Millenium Show ”. Ce concert réunira, le 30 juin prochain, sur le plateau du stade Deggo des Maristes, Kantiolis, Rak Tak Squad, Abass Abass et leurs invités : Pee Froiss, Positive Black Soul, One Thousand Degree et Biram. Selon l’initiatrice de la manifestation, Mme Marie Ange Sanchez Niane, il s’agit, à travers cet événement, d’œuvrer pour la redynamisation de l’association. "Au-delà du volet musical, nous voulons venir en aide aux enfants souvent en situation difficile, qu’il s’agisse des handicapés, des orphelins ou des malades", explique-t-elle. Mme Niane soutient que l’art doit aider à soulager les souffrances. “ Ainsi, les recettes seront versées au profit de nos œuvres sociales afin de prendre en charges les besoins exprimés par cette frange de la population ”, poursuit-elle. À côté de la prestation des groupes de rap, un défilé de mode et une parade de rollers sont au programme. “J’ai constaté que les conducteurs sont très méchants vis-à-vis des adeptes des rollers. Et pourtant, ce sont leurs enfants, nos enfants. Alors, ils doivent être indulgents envers ces jeunes parce que les rollers sont plutôt une question de générations ”, affirme-t-elle.

D.S.N. © Le Soleil (www.lesoleil.sn)

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