10ème "Saint-Louis jazz festival" sauvé de justesse

C'est avec beaucoup d'amertume que Marie-Madeleine Diallo a expliqué vendredi dernier, au "Terrou Bi", comment le 10ème "Festival international de Jazz de Saint-Louis" a été sauvé. Entre autres raisons qui ont failli faire capoter la manifestation, selon la présidente de l'organisatrice, la non assistance des autorités.

La 10ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis prévue du 15 au 18 mai prochain, a été sauvée de justesse "par les structures étrangères, en particulier les représentations diplomatiques". Marie-Madeleine Diallo dixit. Selon la présidente de l'association "Saint-Louis Jazz", organisatrice du festival, ces dernières auraient entièrement pris en charge le transport des artistes étrangers invités, leurs cachets, en sus de l'octroi de subventions diverses. Toutes choses sans lesquelles le festival serait allé en eau de boudin. Pendant ce temps, à en croire Marie-Madeleine Diallo, les autorités étatiques sénégalaises ont fait le sourd, "malgré les sollicitations et rappels maintes fois renouvelés,. alors qu'elles devraient se battre aux côtés des saint-louisiens, pour faire de Saint-Louis, une destination culturelle". Attitude incompréhensible selon la présidente qui estime que l'Etat aurait du se manifester en premier, et de façon conséquente, pour la pleine réussite du Saint-Louis Jazz festival, "événement capital dans le dispositif culturel du Sénégal".

Festival musique et vie: Se ressourcer tout en sensibilisant

L'organisation du festival Musique et vie au Sénégal, les 17, 20 et 21 avril prochains, se justifie pour plusieurs raisons. A en croire les membres du groupe français de rap La Brigade, l'une des premières est la participation à la vaste campagne de mobilisation dans leur pays d'origine. L'autre aspect est de pouvoir permettre à des jeunes issus de l'émigration d'effectuer un retour aux sources. Ces informations ont été données par le groupe lors de la conférence de presse tenue par les organisateurs de la manifestation. A cette rencontre, il a été souligné que si les moyens suivent, l'activité va s'élargir dans d'autres pays d'Afrique.

Deuxième édition festival musique et vie: Le rap de la lutte contre le sida

Tous les moyens sont bons pour mener la lutte contre le sida. Et pour sensibiliser les jeunes qui constituent la partie la plus vulnérable de la population, il n'y a rien de meilleur que la musique. Et un style musical susceptible de les accrocher, de les intéresser : le rap.

En 2001, le festival Musique et Vie s'était tenu, pour la première fois, au Sénégal. A cette occasion, le groupe sénégalais Daara J avait partagé la scène, à Saint-Louis, Mbour et Dakar, avec les Jaeyez et Iron Sy, artistes de Boss (label de Joey Starr), Damat, animateur d'une émission musicale de Génération Fm et Little P, qui travaillent régulièrement tous les deux avec les chanteurs de ragga Red et de salsa Carlos de Nicaragua. De nombreux artistes des localités visités sont venus se joindre aux rappeurs pour que la fête soit plus belle encore. Le résultat, selon les organisateurs, a été positif, d'autant qu'ils ont pu attirer, en moyenne, entre trois mille et six mille spectateurs par concert, effectué plus d'une dizaine d'animations, de sensibilisation et de prévention dans les quartiers et une mobilisation locale de plus de trois cents professionnels de la santé.

Le rap en mal de vente: Kt de "rap adio" indexe les producteurs

Affirmer de manière péremptoire que le rap n'est pas financièrement rentable n'est que pure démagogie. Telle est, en substance, la réponse de Kt du "Rap Adio", une des plus grandes formations rap du pays, aux propos tenus par des producteurs qui estiment qu'investir dans cette forme d'expression musicale au Sénégal est un gâchis.

Industrie musicale le rap de plus en plus indésirable

Le rap sénégalais n'est pas rentable financièrement, et pêche par défaut d'authenticité. Et si l'on y ajoute les hologrammes, cela devient suffisant pour que les producteurs s'en démarquent ouvertement.

Le hip-hop est de plus en plus tenu à l'écart par certains, producteurs sénégalais. Non pas que ces derniers sont sous pression des autorités gouvernementales (comme dans certains pays) du fait de la virulence des propos des "kids", mais juste, révèlent-ils, parce que cette forme d'expression musicale et artistique n'est pas financièrement rentable. Des producteurs comme Talla Diagne ont même explicitement avoué leur intention de repenser sérieusement leur stratégie en direction des "rimeurs à gages" que sont les rappeurs. "De plus en plus, je me rends compte que la production rap n'est rien moins que de l'argent jeté par dessus la fenêtre. A dire vrai, certains musiciens mbalakh les moins côtés sont même financièrement plus rentables que des ténors du rap", s'est plaint Talla Diagne. Et le patron de "Ksf production" de révéler qu'à ce jour, rares sont les formations dont les ventes frôlent des scores acceptables. En "bon" homme d'affaires, Talla Diagne déclare: "A mon niveau en tout cas, je suis obligé de revoir mon attitude par rapport au rap". Plus concrètement, le "boss" de "Ksf production" entend désormais limiter de façon drastique sa production annuelle, contrairement aux années précédentes, et s'y engager "intelligemment". Au Bureau sénégalais du droit d'auteurs (Bsda), on acquiesce aux propos du producteur sur le mode de l'ironie. "Je me demande pourquoi certains s'entêtent à vouloir investir le créneau, vu l'insignifiant taux de vente que réalise cette musique (le rap, Ndlr)" s'interroge-t-on, tout en se gardant d'avancer des noms et des chiffres. Les inquiétudes financières de Talla Diagne sont partagées du côté de la Pyramide culturelle sénégalaise (Pcs) de El Hadji Ndiaye. De source anonyme, on estime qu'au niveau de cette structure, l'heure n'est plus aux productions à tour de bras. "Et il y a aura de plus en plus de frustrés", assure-t-on.


Awadi cartonne au CCF et va tchatcher au Brésil

Pour faire la promotion de “ Kaadu Gor ” son dernier produit, Didier Awadi a choisi le Centre Culturel Français de Dakar pour son premier concert solo. Pour une première, ce fut vrai succès pour le rappeur du Positive Black Soul qui a rassemblé, sur la même scène, plusieurs groupes et le PBS au complet. Ils étaient nombreux à faire le déplacement samedi dernier au CCF. Guitare en bandoulière, le jeune baay faal, Magou, a ouvert les hostilités devant un public déjà convaincu. Il sera suivi de la vedette du jour ovationnée par une foule de fans visiblement émus de revoir leur idole.

Concert rap : Awadi en solo au CCF

Ce soir, le Centre Culturel Français de Dakar abrite le premier concert “ live ” de Didier Awadi après la sortie de sa cassette solo “ Kaddu Gor ”. Cette première sortie en solo du compère de Doug-E-Tee est d’une importance capitale pour le rappeur et son groupe, le Positive Black Soul, absents sur les scènes sénégalaises depuis longtemps.

Les 'Ambassadeurs' sur la scene hip hop sur un air de fausse note

Les "Ambassadeurs". Un groupe de trois jeunes rappeurs Sénégalais nous a fait parvenir, pour écoute, des extraits de son dernier produit intitulé "Axados". Et puisque dans ce genre d'opération de charme, l'astuce consiste, pour les artistes, à proposer aux journalistes leurs meilleurs titres, on peut d'ores et déjà affirmer ceci: le produit de nos "Ambassadeurs" n'augure, de notre point de vue, rien de véritablement exceptionnel par rapport à ce qui se fait habituellement sous nos cieux, en matière de rap.

D'entrée de rythme, les "Ambassadeurs" sont profondément tombés dans le piège du mimétisme musical. Le son que nous a envoyé le "possee" n'est rien moins que la "copie" conforme, et sans effort de "réécriture", du "beat" disco et du rap américain, au moment où l'heure est plutôt à la recherche de l'originalité et de l'effort, à la fois thématique et musical.

CBV vient de sortir leur premier album titré « Or Klass »,

« Or Klass » est dans la place

Quelle idée pour un groupe de rap de se faire appeler CBV, (Coups et Blessures Volontaires), un article du code pénal? La réponse est simple. En 1995, Gugu, est condamné à un mois de prison pour coups et blessures volontaires après une bagarre avec un ami. Cette epreuve, loin de le mettre à terre allait être l’épéron qui lui permit d’entrer dans la réalité de sa vie et celle de sa société.
Quatre ans plus tard quand Gugu et ses amis Phata et Lamine voulurent fonder un groupe de rap, ils l'appelèrent simplement CBV, Coups et Blessures Volontaires, le nom de l’article qui lui valut son séjour en prison. L'article en question stipule : "Tout individu qui volontairement aurait fait des blessures ou porté des coups ou commis toute autre forme de violence en voie de fait, s'il est résulté de ces sortes de violences une maladie, ou incapacité totale de travail personnel pendant plus de vingt jours sera puni d'un emprisonnement d'un an à cinq ans avec une amende de 20 000 à 250 000 francs". Aux yeux des trois compères, toutes les actions et interactions qui rythment notre vie se retrouvent dans cet article. Leur engagement à assainir les rapports entre les gens et instruire le grand public sur le contenu des textes juridiques les amène alors à s'imprégner du code pénal dans son intégralité. Tous leurs textes, deviennent alors des interprétations et des adaptations des articles contenus dans les codes, dans le but d'assainir les comportements et les mentalités. Leur seule arme, c’est leur langue qu'ils ne cessent d'aiguiser pour la rendre plus tranchante ; leur objectif, faire disparaître à jamais les maux qui gangrènent la société sénégalaise.

A leurs yeux, nous sommes tous des prisonniers qui nous démènons à nous accommoder de nos sorts respectifs. Mais cela ne signifie point qu'on doive céder à un fatalisme irraisonné au point de se laisser anéantir par les vicissitudes de la vie.


Walf Fm change enfin sa grille de quatre ans

Depuis hier, les auditeurs de Walf Fm ont découvert la nouvelle grille de programmation de la "Radio de la jeunesse". Présente, en décembre 1997, sur l'espace médiatique sénégalais, Walf Fm a voulu rompre avec le passé marqué par une programmation mise en place par son ancien et premier directeur Mame Less Camara. Ce n'est pas pour renier le passé que le nouveau concepteur de ce programme a jugé utile d'instaurer une deuxième grille de programmation. Mais pour révolutionner l'espace médiatique sénégalais. "Les sondages ont à plusieurs reprises plébiscité la "Radio de la jeunesse" qui n'a plus rien à démontrer dans le cadre de l'information et de l'animation classiques qui lui ont valu beaucoup de lauriers. Nous voulons non seulement rester devant les autres, mais creuser l'écart", soutient Alioune Ndiaye.

Selon le directeur des programmes, les auditeurs de Walf Fm auront désormais droit à une grille dont le contenu est réformé à 70 % avec de nouvelles émissions et des changements de contenus surtout dans le domaine de l'information. "Nous voulons aborder un nouveau pallier. Et nous allons franchir d'autres étapes concernant l'espace médiatique sénégalais. D'autant plus que Walf Fm a fini de révolutionner le traitement de l'information et la façon de faire l'animation. Elle a la première radio de la place à insérer un magazine dans ces différentes éditions. Désormais, les magazines seront fortement réformés et enrichis, avec à la clé un magazine différent de l'autre pour chaque édition du journal ", indique le directeur des programmes.

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