Festival du « Riti » et du Yela à Saint-Louis : Un rendez vous folklorique aux sources de la tradition

La mythique place Faidherbe a abrité, nuitamment , le festival de Riti qui gagne périodiquement une bonne réputation. Une douzaine de groupes, très en verve, a rivalisé de compositions musicales et de plaquages d'accords, au rythme du violon traditionnel communément appelé « Riti.

La 7e édition du festival du riti a vécu, ce week-end à Saint-louis. Les têtes d'affiche se sont fort bien illustrées devant un public nombreux. Le festival de Riti est l'un des plus grands rendez-vous culturels de la communauté « Pullar » de la région. La révélation du festival Riti de cette année aura été le groupe de rap « Pullagu hip hop » de Dakar. Une création artistique, impressionnante, qui a gagné à l'applaudimètre, une recherche fouillée dans la culture du grand communicateur Feu El-hadj Tidiane Hann. Selon Kalidou Dia, un des organisateurs, par ailleurs producteur d'émissions à la rts, le festival de Riti vise à revaloriser un instrument de haute portée historique, un patrimoine matériel en passe d'être laissé aux oubliettes. Il s'agit aussi de renforcer les liens d'une même communauté, mais surtout fédérer l'ensemble des acteurs culturels de la région, par le biais des multiples troupes qui enrichissent la localité .

Concert de musique religieuse : le festival Timnath Serah au collège Notre Dame du Liban

La musique religieuse chrétienne prend ses marques dans le répertoire sénégalais avec de nouveaux chanteurs et groupes. Le concert prévu dimanche après midi dans la cour du collège Notre Dame veut le confirmer. Le duo de rap « Haaiimm », Philippe Badiane et Pascal, fait son bout de chemin ,managé par Pamphile, il sera de la partie dimanche . Le chanteur et joueur de kora Antoine Philippe Diompy aura l'occasion de rejouer des titres de son CD « Paradis », sorti en cassette au mois d'octobre dernier.

« Tonnerre de louanges » est un autre groupe doté d'un répertoire riche de plusieurs influences rythmiques et sa chanteuse vedette Doris Bâ. Les groupes « Tabernacle », « Emmanuel » et la chorale « Saint Martin de Porres » de l'Eglise Saint Dominique sont également au programme de ce concert . Nicolas Gomis Corréa, le coordonnateur de cette manifestation, présente ce plateau comme une occasion pour les artistes ,de plus en plus nombreux dans le créneau de musique religieuse, de faire connaître ce genre musical.

© Le Soleil (http://www.lesoleil.sn)

Festival « RapANdar» : Saint-Louis prépare la 3ème édition

Après sa tournée en Europe, Pape Séne, alias "Dix mille Problèmes", a profité de son retour à Saint-Louis pour raconter son périple en occident et faire le point sur les préparatifs de la 3éme édition du festival RapANdar.

Les organisateurs du festival RapANdar viennent de boucler une série de rencontres avec des mouvements associatifs, pour leur pleine implication dans ce grand rendez-vous de musique de la capitale du nord. Prévue du 27 au 30 avril prochain, la troisième édition du festival de Hip Hop est partie pour de belles prestations. Selon son initiateur Pape Séne alias "10.000 problèmes", les manifestations se dérouleront sur trois sites. Le Quai des Arts, sis à la pointe nord de Saint-Louis, le stade Maître Babacar Séye, et le quartier populaire de Pikine accueilleront les festivaliers qui viendront de plusieurs localités du Sénégal et d'ailleurs. Ã- en croire le responsable chargé de l'organisation, la phase de procédure administrative est bouclée, les groupes invités contactés, les partenaires ciblés et les rappels sont déjà effectués. Pour l'heure, au plan international, deux groupes ont confirmé leur participation. Il s'agit de « Black Birds » de la France et un groupe dirigé par Magdi Selas de la Tchécoslovaquie.

Stephen Nikinon - Rappeuse : l'Antillaise qui a séduit le public dakarois

Stephen Nikinon, rappeuse Française d'origine antillaise rencontrée lors des 5é Hip Hop Awards de Dakar, est pour un rap romantique et engagé. Elle n'envisage pas de devenir le porte-étendard de la lutte contre le racisme.

Stephen Nikinon a séduit le public de l'Institut Français Léopold Sédar Senghor lors du dernier festival Hip Hop Awards de Dakar. Son passage sur la scène était un moment fort attendu et avant sa montée sur scène, quelques filles qui étaient assises dans les gradins la réclamaient sans cesse. Ses filles et même le public n'ont pas déchanté. Habillée tout en rouge, l'entrée en scène de la rappeuse de Stephen avait provoqué des vivats dans la foule. Ses chansons ont entraîné ces jeunes filles et garçons qui n'ont cessé de bouger et de crier durant sa prestation.

Exposition : Sandy Haessner ausculte le Rap sénégalais

En marge du festival des hip hop Awards une exposition se tient au niveau de la place de l’indépendance de Dakar. Parmi les différents articles proposés, il est pratiquement impossible de ne pas s’arrêter devant le stand de la photographe allemande Sandy Haessner. Avec un regard plus ou moins différent elle livre une vision autre du rap sénégalais et de ses principaux acteurs sur une série de dix photographies.


Elle est motivée par le souci de mieux faire découvrir le Rap sénégalais et surtout de livrer une autre image de ce phénomène de société. Cette exposition dénommée Wordvision met sur la sellette dix rappeurs et groupes sous différents aspects. Le but recherché et avoué est de souligner la diversité musicale et philosophique véhiculée par les nombreux acteurs. Elle prend le pari de les montrer sous leur véritable jour c'est-à-dire comme des personnes simples. Pour ce faire, elle a choisi la combinaison du vocable Word qui signifie mot en anglais et du terme vision. Ces deux expressions résument les outils essentiels du hip hop : la parole et la vue pour expliciter autrement que le mouvement représente pour ses membres l’expression assumée de leur vision du monde. Les titres donnés aux œuvres expriment pour l’essentiel le sentiment de l’artiste mais aussi à un désir de se mettre au niveau des acteurs mis sur la scène. Le respect constitue un des remparts du hip hop et la photo de Fatim que la symbiose un des combats majeurs dans un milieu dominé par les hommes. Les Codes renvoient pour la plupart au langage particulier des rappeurs qui s’expriment le plus souvent à l’aide de métaphores et de compositions inédites. L’Education renvoie au père fondateur du mouvement Africa Bambata qui l’a défini comme le cinquième élément de la culture hip hop. Les autres clichés comme Yaatu,Unité, Liberté, Energie, Divertissement, Vérité et Pionnier recèlent tous de messages porteurs. Ces photos permettent d’effectuer un large tour d’horizon du mouvement hip hop national. Tous ses principaux acteurs y sont représentés. Du PBS au BMG 44 en passant par Daaraa J et Dakar All Stars et les autres, ils sont tous dépeints sous un angle nouveau.

Sandy Haessner a vu le jour en 1977 en Allemagne, elle a étudié les arts graphiques à ecosign-académie de Cologne depuis l’entame des années 2000, elle séjourne régulièrement au Sénégal pour travailler et acquérir plus d’expérience . « J’ai connu le Sénégal en 1998 au moment de la sortie de l’album du groupe PEE FROISS « Affair bou graw » par l’intermédiaire du groupe de percussions Mama Africa. Par la suite j’ai initié des recherches dans le milieu du Rap. J’ai livré ma première exposition à Düsseldorf en 2004. Je veux toujours montrer que le Rap a dépassé le cadre de l’amusement pour s’ériger en un vaste mouvement qui véhicule un certain nombre de valeurs. Je veux aussi montrer une autre image de L’Afrique. Ce continent regorge de talents et n’est pas forcément synonymes de guerres et deb calamités. J’envisage de prouver que les rappeurs méritent du respect et de la considération au vu de l’immense travail qu’ils abattent « a conclu l’artiste, visiblement sous le charme du mouvement hip hop national.
M.F.LO

Like an ambassador to their people - the rappers of Senegal -

Like an ambassador to their people
– the rappers of Senegal -

Videofilm by Hans-Jörg Heinrich
Senegal / Germany 2005; 86 min.
MDV / DVD german synch., songs subtitled
or original french,songs and dialogs in Wolof, subtitled


Senegalese rappers are the voice of their generation. In their songs they accuse the politicians to be corrupt and to encourage nepotism. They rap about prostitution, high unemployment and immense poverty in Senegal and demand the politicians to work on a better future for the country. They complain about the wars in the world and the ignorance of the western world concerning Africa and appeal for action. The musicians declare themselves as the voice of the needs of young people in western Africa. Hip Hop in Senegal has been around for more than 15 years. Their essence has been a social commentary on the day to day realities of the country - and is not an imitation of American gangsta rap. The film focuses on the committed attitude of Senegalese rappers in interviews, concerts, rehearsals, plus commentaries of friends and members of their families. Amongst many well known stars performing like DaaraJ, Alif, BMG 44, Pee Froiss, Positive Black Soul, also some of the 3.000 other unknown groups of Senegal will be at the Rap Festival in Dakar, supported by the French Rapper Passy. In a pulsating show they bring the Centre Culturel Francais to a boiling point.

Radio Guné-yi : dix ans fêtés en musique

Après dix ans d'existence, Radio Guné-yi a tenu à rendre hommage à tous les collaborateurs qui l'ont soutenue durant son parcours. Elle a organisé, mercredi dernier, un podium à la Rts. Et la trentaine d'artistes, annoncé au programme, ont répondu présent.

Du rap au mbalax en passant par le folk, le reggae, les artistes invités au dixième anniversaire de Radio Guné-yi ont rivalisé d'inspiration pour faire vibrer les mélomanes. Par leur participation, Big D, Fou Malade, Arame Thioye, les Frères Guissé, etc., ont prouvé leur attachement et leur engagement envers la radio et bien sûr envers son public : les enfants. Constitué en grande partie d'enfants, le public n'a pas manqué de participer au spectacle qui leur a été offert, en accompagnant les chanteurs par des danses et des cris pour exprimer une joie intense. Chaque artiste a été accueilli avec une manière particulière. De quoi montrer que ces jeunes savent apprécier et reconnaître le talent de celui qui se présente devant eux.

Baponga, rappeur gabonais : « Il faut s'inspirer de nos valeurs culturelles »

Après 15 ans de présence sur la scène musicale, le célèbre rappeur gabonais Franck, plus connu sous le nom de Baponga, semble changer de cadence. Il ne milite plus pour ce rap qui verse dans une aveugle dénonciation. Baponga, lauréat du Prix de l'Intégration africaine des 5é « Hip Hop Awards » de Dakar, prône plutôt un rap qui prend en compte les réalités socioculturelles de l'Afrique.

Baponga, quel sens donnez-vous à ce festival Hip Hop Awards de Dakar ?

« Il contribue à ressembler les peuples. Avant, il y avait des royaumes. Mais il y avait aussi les échanges entre les peuples. Depuis la colonisation, nous sommes divisés. Ces genres de manifestations permettent de regrouper les diverses formations de différents pays. Les groupes peuvent tisser des relations et échanger des expériences. Pour moi c'est un retour au passé. L'Afrique est un seul pays. Au Gabon, notre musique peine à émerger parce que notre pays compte uniquement un million d'habitants. Nous ne sommes pas assez nombreux pour la soutenir.

Cela ne rapporte pas beaucoup. Nous n'avons pas nos droits d'auteur. Cependant, notre rap se porte bien. Un rappeur du nom de Koba, qui est du même label que moi, a reçu le prix Rfi du meilleur artiste de Hip Hop. Il y a une autre rappeuse qui est classée 3e au concours : meilleure artiste de l'Afrique centrale au Kora... »

Musique - R'Afrik de Fata : El presidente sonne le retour en afrique

Le rappeur, Fata vient de mettre sur le marché une nouvelle production (sortie sur supports cassette et Cd). Le titre : R'Afrik, est comme pour revendiquer un «retour à la terre - mère, retour en Afrique». Un retour aux sources à la Marcus Garvey, pour les Afro-américains. Sauf qu'avec Fata, cela se fait par des flow. Ce qui donne au finish, une production de huit titres.

Hier, face à la presse, casquette orange vissée sur la tête à la manière des bad boys new-yorkais, Fata a affirmé être porteur d'un renouveau musical. D'où le nouveau sobriquet espagnol, El presidente qu'il porte fièrement. Mais, avoue-t-il, «je ne suis pas l'initiateur du rap mbalakh. Mais, je le revendique et je le défends».

5e édition du festival « HIP HOP AWARDS » : Le triomphe de Duggy Tee, Baponga et autres

Le spectacle offert, vendredi, à l'Institut Français Léopold S. Senghor par des groupes de rappeurs venus d'Afrique et d'Europe est détonnant. Les jeunes garçons et filles qui commençaient à se morfondre étaient brusquement réveillés par l'entrée en scène de Didier B-Gay. Il manipule la platine avec une dextérité déconcertante qui suscite le regard. Il a donné le ton. Et la partie devient électrique durant tout le reste de la soirée. Un rappeur sénégalais vivant en France, du nom de « Soundiata », entonne le titre « Retour de Soundiata ». Jeunes garçons et filles se déchaînent. Le jeune Sénégalais parle de la galère dans laquelle se trouvent certains des immigrés en France et, surtout, de leurs illusions. « Je prêche la bonne parole, la vérité tout en essayant de ne pas choquer les gens », souligne « Soundiata » dont le vrai nom est Ousmane Diatta.

Après, c'est le tour de Hady Mbaye de monter sur la scène suivi de la formation béninoise « Banalaï-K » jeta l'huile sur le feu. Le groupe milite pour un rap plus engagé. « Banalaï-K », avec ses quatre rappeurs et trois danseuses, a produit un spectacle qui n' a rien à envier aux clips américains que l'on voit à la télé. Et, comme on pouvait s'y attendre, leur retraite de la scène, après cette belle prestation, est ponctuée d'applaudissements d'une foule hystérique.

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