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Musique rap - Negger Bouk Hess est dans la place

Negger Bouk Hess fait déjà parler de lui sur la scène musicale, alors qu'il n'a pas encore fait son entrée de façon officielle. Il a interprété avec Fafadi un remix bien diffusé lors des émissions musicales. Le jeune rappeur s'apprête à mettre un album de dix titres sur le marché. Ce qui sera une première au Sénégal, pour cet écolier âgé de 12 ans.

Negger Bouk Hess, de son vrai nom Abass Khadim Rassoul Akar est sans doute le plus jeune rappeur qui s'apprête à faire une entrée officielle dans la scène musicale. Ce jeune élève de l'école Dior et aujourd'hui âgé de 12 ans et qui est en classe de Cm2 fait déjà parler de lui depuis quelques années.

Tout est parti en 2003 lors de la fête de l'English club de l'école Dior. Il monte sur la scène et interprète une chanson qui a beaucoup marqué le public. « Il a débuté en 2003 après avoir réussi son passage sur scène lors de la fête de l'English club de son école. Depuis loars, il n'a cessé de travailler dans la musique », informe son manager Aldiouma Thiam qui est aussi son directeur artistique.

Au campus de Dakar - Chaque son a une signification

Zouk, rap, mbalax ou khassaïdes. Au campus social de Dakar, il y a autant d'étudiants que de sonneries de téléphones portables.

« A travers une sonnerie d'un portable, on peut déceler les récits de vie d'un individu, son itinéraire...bref on peut savoir qui il est, mais également ce qui le passionne ». Ce témoignage de Babou Faye, étudiant en Dea de sociologie, illustre bien, si besoin en était, que le choix d'un type de sonnerie, devant une gamme variée, ne relève pas du hasard. Au contraire. Pour lui, l'individu se révèle dans son choix. « L'environnement de l'individu, son goût, ses convictions religieuses, son âge, etc., tout cela intervient dans le choix des sonneries », avance le sociologue encore en formation à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Pourtant, chez beaucoup d'étudiants, le choix d'une sonnerie n'est pas définitif. Pape Ismaïl Dramé dit en changer régulièrement. « Presque tous les jours, je change ma sonnerie », dit-il avant de signaler que c'est aussi une question d'humeur. « Si j'ai trop de soucis, j'utilise volontiers les khassaïdes ou le Coran ». Contrairement à Pape, Aminata Diagne, deuxième année d'anglais, n'a pas changé de sonnerie depuis maintenant 11 mois. « D'une manière générale, j'aime le rap surtout le Rnb. C'est pourquoi, j'utilise une des chansons d'Akon comme sonnerie », soutient-elle, soulignant que c'est son style de vie. Conviction qu'elle partage avec Idrissa Dème alias 2 Pac, du nom du célèbre rappeur américain décédé à la fleur de l'âge. « J'utilise comme sonnerie une chanson de 2 Pac. Je n'imagine pas changer. Si éventuellement je le fais, ce serait pour mettre une chanson d'un autre rappeur », estime Dème qui est farouchement contre l'utilisation du Coran comme sonnerie. « A l'image du livre saint, les sons qui font référence au coran ou à son prophète sont trop sérieux pour être utilisés à une telle fin », conclut-il

"Moom tamit", nouvel album d'Oumar Pene - jonction de générations en rythmes et mélodies

Les inconditionnels de l'afro feeling peuvent s'y retrouver. Cette bataille de l'identité gagnée, « Moom Tamit », dernière cassette du « Super Diamono » sur le marché, laisse une place à un mbalakh sans fioritures en même temps qu'il ouvre la porte à la génération hip-hop.

« Ablaye Ndiaye » a été à cheval entre le tempo dynamique et l'acoustique. Un dialogue réussi entre Doudou Konaré, le soliste et Pape Dembel Diop, le bassiste et arrangeur. « Kar rapit » a été un mbalakh modéré qui laisse de larges plages à l'acoustique, avec Doudou Konaré. « Lamp », sorti il y a trois ans, a été une synthèse de ces deux options même si, entre-temps, il y a eu « Myamba », un album qui célèbre le tout acoustique.

« Moom Tamit », sur le marché depuis une dizaine de jours, est l'album des synthèses dans la trajectoire artistique et humaine du « Super Diamono ». La première jonction réussie relève de la capacité de l'artiste à parler à trois générations : la génération des pères (témoins de la création de l'orchestre), celle des cadets (admiratifs des prouesses des anciens) et, enfin, celle des enfants (apôtres du nouveau cri de ralliement « Baye Pène »).

Rappeurs et entrepreneurs - Le hip-hop sénégalais, côté business

Au Sénégal, le rap développe l'esprit d'entreprise des jeunes artistes qui s'organisent, montent leurs propres studios de musique et développent différentes activités. Bienvenue dans un monde créatif, coopératif et résolument indépendant, que la société se surprend désormais à admirer.

SYFIA - Assis confortablement dans un fauteuil, au studio Sankara de Dakar, Moussa Mbaye, 29 ans, attend que son mentor trouve une minute pour venir à sa rencontre. Venu de la Guinée voisine, où il a grandi, le rappeur d'origine sénégalaise vient chercher conseil auprès de Didier Awadi, l'un des pionniers du rap africain.

'Son côté entrepreneur m'impressionne beaucoup. Je viens d'un milieu modeste et je veux montrer aux gens qu'on peut s'en sortir en faisant du rap', explique l'artiste guinéen. Il y a cinq ans, Moussa a fondé sa maison de production à Conakry. Avec ses acolytes de Degg-J Force 3, il monte en ce moment un studio d'enregistrement et envoie des stagiaires à Dakar, afin de profiter de l'expertise des rappeurs de la vieille école. 'On veut être indépendant et sortir du ghetto. On se prive de loisirs et on investit tout dans le rap', confie avec intensité le jeune musicien.

Au milieu des va-et-vient incessants des visiteurs, Awadi s'active dans son studio, une véritable industrie culturelle. 'Nous essayons, de toucher tous les domaines liés à la musique. Depuis 2002, nous faisons de la production phonographique, événementielle et publicitaire. Nous employons une quinzaine de permanents, mais nous sommes parfois entre 50 et 60 sur le terrain', explique Awadi. Le rappeur, aujourd'hui âgé de 38 ans, a aussi créé Urban Groove, un concours national de musique, de danse et de mannequinât.

Pour Xuman, tête d'affiche du rap sénégalais, ceux qui vivent du rap sont moins nombreux qu'à une certaine époque, mais mieux organisés : 'En 1998-99, lors d'un concours, on avait recensé 5 000 groupes. Je dirais qu'il y en a encore environ 3 000, dont 1 000 qui exercent de manière professionnelle. Et, au maximum, une cinquantaine qui ne vivent que de ça'. Les années aidant, les rappeurs ont gagné en maturité. 'Ils se prennent en charge. Ceux de ma génération se sont mariés ; ils sont pères de famille. On est une référence dans le pays', commente Big D.

7e festival hip hop awards - Tiken Jah Fakoly annonce un disque d'or pour son album « l'africain »

l'artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly vient d'avoir un disque d'or avec " l'Africain", son dernier album . Ce disque d'or, le troisième sur son répertoire de 8 albums, lui sera décerné le 15 janvier prochain. Le chanteur ivoirien a annoncé la nouvelle hier, lors du point de presse du 7e Festival Hip-hop Awards à l'Institut Léopold Sédar Senghor.

Le 7e Festival Hip hop Awards a débuté le 7 décembre dernier à Diourbel. Les organisateurs de la manifestation ont fait le point hier, au tour d'une conférence de presse qui a réuni un panel d'artistes dont le célèbre chanteur de reggae, Tiken Jah Fakoly.

. "Le Festival Hip-hop Awards, lancé il y a 7ans, a gagné en maturité", a laissé entendre Pendra, son promoteur. Il en veut pour preuve la popularité de ce rendez-vous et la participation des artistes venus d'horizons divers. L'innovation au cours de cette édition, c'est l'élargissement du festival aux « reggaemens ». Le directeur d'Optimiste production ne trouve pas cette ouverture contraire à la philosophie du Festival Hip hop Awards.

"Pour cette édition, il y a une ouverture au reggae avec la participation de Tiken Jah Fakoly, mais, je peux dire que le rap et le reggae sont des musiques de revendication", défend Pendra. d'ailleurs, ce dernier a reçu les encouragements de son invité de marque. "Je suis heureux de venir au Sénégal pour apporter mon soutien à un jeune qui s'investit dans la promotion de la musique. Je ne suis pas là pour assister uniquement au grand festival. Je suis dans une dynamique visant à donner un coup de main aux jeunes promoteurs ", précise Tiken Jah Fakoly.

Hip Hop Awards 2007 - Dakar, Senegal

PROGRAMME HIP HOP AWARDS 2007
DES CONCERTS


DIM 09 DEC 2007 à 16h (Entrée libre et gratuite)
ESPLANADE COMPLEXE L.S.SENGHOR (PIKINE)

Izzo (Canada), Matador, Black Diamonds, Mame Xa, Paco T, Nit Doff, Be One X, Jappo, Man Dou Yow, Clan, Canabass, Diksa Clika, Shaka Babs

MER 12 DEC 2007 à 20h (Entrée : 5.000 CFA)
INSTITUT FRANCAIS L.S.SENGHOR

Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Izzo (Canada), Fonetic (Togo), Dhalai-K (Bénin), Yeleen (Burkina Faso), Xuman (Sénégal), Mame Xa (Sénégal), Matador (Sénégal)

JEU 13 DEC 2007 à 21h (En direct)
STUDIO 2STV - CEREMONIE DE REMISE
DE TROPHEES AUX LAUREATS 2007

Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Lord Kossity (France), Izzo (Canada), Krys (France), Ardiess (Benin), Fonetic (Togo), Yeleen (Burkina Faso), Koppo (Cameroun), Dhalai-K (Bénin), SENEGAL : Daara J, Mama Xa, Matador, Xuman, Gaston, Black Diamonds et plusieurs autres

VEN14 DEC 2007 à 20h (Entrée : 3.000 CFA)
INSTITUT FRANCAIS L.S.SENGHOR

Krys (France), Keyti (Sénégal), Koppo (Cameroun),
Carlou D (Sénégal), Mame Xa (Sénégal), Master G (Guinée)

SAM 15 DEC 2007 à 20h (Entrée : 3.000 CFA)
INSTITUT FRANCAIS L.S.SENGHOR

Lord Kossity (France), Daara J (Sénégal), Ardiess (Bénin)
Mame Xa (Sénégal), Black Diamonds (Sénégal)

Download the flyer / Télécharger le flyer: front and back.

Hip hop awards, 7e edition - Les ambitions d'un festival qui a mûri

Le festival Hip Hop Awards initié par la structure Optimist Produktions en est cette année à sa septième édition (du 7 au 15 décembre). Il s'établit ainsi, selon les propres termes des organisateurs, comme « une étape incontournable dans l'industrie et programme musicaux tant sur le plan national qu'international ».

Sur la scène de cette septième édition, les organisateurs font savoir que plusieurs innovations seront d'actualité. Par exemple le concours « Yakaar » ouvert aux jeunes talents des onze (11) régions du Sénégal qui n'ont jamais eu de productions. « L'artiste ou le groupe retenu bénéficiera d'une production phonographique et sera managé pendant dix-huit (18) mois par Optimiste Produktions. Il se produira sur scène lors du concert 100 % Galsen qui est un nouveau concept de la structure », ont assuré les promoteurs de l'événement qui font également savoir que dans le cadre de ce festival, un atelier de fusion a été mis en place entre le groupe Defueld (Suède) et des stars du Rap sénégalais comme Keyti, Matador, Fatim et Mame Xa. Au terme de cet atelier, un « album-fusion » sera produit (Rock Metal Hip Hop) qui ira à l'assaut du marché occidental avant la tournée européenne et africaine inscrite au programme promotionnel.

'Defueld' s'invite au Sénégal - Symbiose réussie entre styles rock et rap

Se produisant pour la première fois au Sénégal, les membres du groupe suédois de rock, 'Defueld' ont réussi à faire bouger le public du Just 4 U, jeudi dernier. Vêtus en noir, les rockers ont débuté la soirée sur un air électrique, avec une chanson classée 'heavy music'. L'exécution est très rapide et la chanson est mise sur le tempo.

On se plaît avec les alternances soudaines des rythmes lents et rapides. Accompagné de deux guitaristes, le bassiste et chanteur du groupe suscite de l'admiration. 'Ils sont formidables et savent manier leurs instruments musicaux', s'exclame un spectateur. Pendant une heure, les Suédois ont tenu en haleine les spectateurs qui ont vibré aux sons du 'rock'.

„Hip-Hop is us!“ (Faada Freddy, Daara J)

Rap ist auf seine wirtschaftliche Effektivität reduziert worden. Von wegen! Im Senegal - einer der Hochburgen des afrikanischen Hip-Hop - jedenfalls nicht. Wir haben dort das Selbstbewußtsein in doppelterlei Hinsicht vorgefunden. Zum einen, weil die Senerapper ihr Land nach den USA und Frankreich als drittgrößte Hip-Hop-Nation begreifen. Ja, genau, der Welt. Zum anderen verstehen sie sich als ebenso gesellschaftliche als auch ästhetische Kraft. Fotos und Interviews gibt es von Sandy Häßner unserer Frau in Dakar.

Der Hip-Hop des Westens befindet sich in einer Krise. Eigentlich ist der Nordwesten damit gemeint. In den 70ern tauchten die ersten Rapper als mächtige Stimmen der Ausgestoßenen in den New Yorker Gettogegenden auf. Heute ist Hip-Hop vielfach in Gewaltverherrlichung, Frauenfeindlichkeit und verbrauchtem Gehabe vor der Kamera abgetan. Was als minoritärer Ausdruck - virtuos und aggressiv zugleich - in den Lebensstil ganzer Generationen eingedrungen war, ist vieler Orts zur leeren Aggro-Geste verkommen. Der totalen Durchplanung und Verwertung durch das Marketing der Plattenkonzerne haben weder Newcomer noch Stars viel entgegenzusetzen.

Aber die Zeiten von „Fight the Power“ sind keineswegs überall vorbei. Auf dem afrikanischen Kontinent klingt der berühmte Song von Public Enemy auf ganz eigene Weise nach - auch und besonders im Senegal. So wenden sich etwa DAARA J - die Alltstars des Senegalesischen Raps - offensiv gegen die sexistische Ausbeutung von Frauen, die zum Standardinventar der Texte und Videos westlicher Rapper gehört. Statt dessen sieht sich die Band in der Tradition der Griots, jener afrikanischen Geschichtenerzähler, deren Stimmen ihre Zuhörer schon hunderte von Jahren vor der Erfindung des Rap in den Bann zogen. Wie die Griots wollen DAARA J über die gesellschaftliche Realität berichten, um sie so zu verändern.

Politisches Bewußtsein ist eine Selbstverständlichkeit in der blühenden Rapszene des Senegals. Allein in der Hip-Hop-Metropole Dakar sind über 3.000 Bands aktiv. Das gesellschaftliche Engagement der Senerapper reicht von der kritischen Auseinandersetzung der politischen Lage und der Situation der Bevölkerung, bis hin zur Unterstützung von Nachwuchstalenten mit neu aufgebauten Studios. Aber afrikanischer Hip-Hop ist nicht gleich zu setzen mit Politik oder Sozialarbeit. Er ist ein Lebensstil, in dem politische Haltung und künstlerischer Ausdruck weniger zusammenfallen, als sich aneinander zu reiben. Er ist eine stilbildende Kraft, vielleicht am ehesten beschreibbar mit einem Begriff wie Ästhetik des Widerstands.

Nangadef Festival Dakar



Cet atelier va regrouper différents genres musicaux tels que : du Rock suédois et du Rap et R’n’B du Sénégal, pour une création d’œuvres musicales dans l’objectif d’une ouverture sur le marché du disque ou du spectacle vivant occidental. Ceci sera bénéfique pour ce hip hop africain qui se cherche une place au soleil.

Les travaux seront dirigés par Christoffer Westtertrom du groupe DEFUELD qui sera en également réalisateur et directeur artistique de cet atelier. Une représentation de cet atelier sera présentée au public sénégalais lors de la 7e édition du festival Hip Hop Awards et fera l’objet d’un projet de diffusion en Afrique et en Europe porté par Optimiste Produktions (Sénégal) et Musics Solutions AB (Suède).


Périodicité : 25 novembre au 14 décembre 2007
Participants : Christoffer Westtertrom (Suède), As Malick, Keyti, Mame XA et Fatim (Sénégal)

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