10ème "Saint-Louis jazz festival" sauvé de justesse
C'est avec beaucoup d'amertume que Marie-Madeleine Diallo a expliqué vendredi dernier, au "Terrou Bi", comment le 10ème "Festival international de Jazz de Saint-Louis" a été sauvé. Entre autres raisons qui ont failli faire capoter la manifestation, selon la présidente de l'organisatrice, la non assistance des autorités.
La 10ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis prévue du 15 au 18 mai prochain, a été sauvée de justesse "par les structures étrangères, en particulier les représentations diplomatiques". Marie-Madeleine Diallo dixit. Selon la présidente de l'association "Saint-Louis Jazz", organisatrice du festival, ces dernières auraient entièrement pris en charge le transport des artistes étrangers invités, leurs cachets, en sus de l'octroi de subventions diverses. Toutes choses sans lesquelles le festival serait allé en eau de boudin. Pendant ce temps, à en croire Marie-Madeleine Diallo, les autorités étatiques sénégalaises ont fait le sourd, "malgré les sollicitations et rappels maintes fois renouvelés,. alors qu'elles devraient se battre aux côtés des saint-louisiens, pour faire de Saint-Louis, une destination culturelle". Attitude incompréhensible selon la présidente qui estime que l'Etat aurait du se manifester en premier, et de façon conséquente, pour la pleine réussite du Saint-Louis Jazz festival, "événement capital dans le dispositif culturel du Sénégal". Le festival de Jazz de Saint-Louis est considéré par ses organisateurs, comme un levier essentiel pour le développement de la région de Saint-Louis. De leur point de vue, c'est un événement qui ajoute de la plus-value artistique et culturelle au pays.
Youssou Ndour en ouverture
Malgré tout, le festival aura bel et bien lieu. Plusieurs artistes sont inscrits au programme dont de grands noms du Jazz mondial. Mais ce qui retient l'attention, c'est l'inscription de Youssou Ndour en partie "In" du festival, et sa prestation en "Ouverture" de la manifestation. Du "mbalax" en position de leader dans un festival international de Jazz? Franchement étonnant. Mais pour Abdoul khadre Diallo, "ce 10ème festival de jazz de Saint-Louis, est d'abord une fête que (nous) voulons populaire". Comme pour rassurer les puristes qui grincent des dents, le secrétaire général de l'association "Saint-Louis jazz", affirme: "Youssou Ndour distillera des notes de jazz, et non du mbalax pur". Et de conclure en guise d'ultime justification: "Pourquoi ne parlerait-on pas de "mbalax-jazz", alors qu'il existe le "rap-jazz", "l'acid-jaz"...". Mais à ce que l'on sache, Youssou Ndour n'a jamais taquiné le jazz. Du coup, l'on piaffe d'impatience de le voir évoluer sur ce registre.
On rappellera que ses organisateurs nous avaient affirmé naguère, comme l'a fort justement rappelé notre confrère Mamadou Biaye dans l'édition de "Wal Fadjiri" d'hier, que le festival n'avait pas pour vocation d'être populaire et que la rigueur serait toujours de mise dans la sélection des groupes, au nom de la préservation de "l'esprit Jazz". Depuis l'année dernière, il y a eu revirement dans les propos. Seulement, Alioune Mbaye Nder, l'un des rares "mbalaxeurs" invité à l'édition 2001 ne s'était pas produit en "In" du festival international de Jazz, comme le fera Youssou Ndour cette année. Il s'était produit en "Off" de la manifestation.
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
La 10ème édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis prévue du 15 au 18 mai prochain, a été sauvée de justesse "par les structures étrangères, en particulier les représentations diplomatiques". Marie-Madeleine Diallo dixit. Selon la présidente de l'association "Saint-Louis Jazz", organisatrice du festival, ces dernières auraient entièrement pris en charge le transport des artistes étrangers invités, leurs cachets, en sus de l'octroi de subventions diverses. Toutes choses sans lesquelles le festival serait allé en eau de boudin. Pendant ce temps, à en croire Marie-Madeleine Diallo, les autorités étatiques sénégalaises ont fait le sourd, "malgré les sollicitations et rappels maintes fois renouvelés,. alors qu'elles devraient se battre aux côtés des saint-louisiens, pour faire de Saint-Louis, une destination culturelle". Attitude incompréhensible selon la présidente qui estime que l'Etat aurait du se manifester en premier, et de façon conséquente, pour la pleine réussite du Saint-Louis Jazz festival, "événement capital dans le dispositif culturel du Sénégal". Le festival de Jazz de Saint-Louis est considéré par ses organisateurs, comme un levier essentiel pour le développement de la région de Saint-Louis. De leur point de vue, c'est un événement qui ajoute de la plus-value artistique et culturelle au pays.
Youssou Ndour en ouverture
Malgré tout, le festival aura bel et bien lieu. Plusieurs artistes sont inscrits au programme dont de grands noms du Jazz mondial. Mais ce qui retient l'attention, c'est l'inscription de Youssou Ndour en partie "In" du festival, et sa prestation en "Ouverture" de la manifestation. Du "mbalax" en position de leader dans un festival international de Jazz? Franchement étonnant. Mais pour Abdoul khadre Diallo, "ce 10ème festival de jazz de Saint-Louis, est d'abord une fête que (nous) voulons populaire". Comme pour rassurer les puristes qui grincent des dents, le secrétaire général de l'association "Saint-Louis jazz", affirme: "Youssou Ndour distillera des notes de jazz, et non du mbalax pur". Et de conclure en guise d'ultime justification: "Pourquoi ne parlerait-on pas de "mbalax-jazz", alors qu'il existe le "rap-jazz", "l'acid-jaz"...". Mais à ce que l'on sache, Youssou Ndour n'a jamais taquiné le jazz. Du coup, l'on piaffe d'impatience de le voir évoluer sur ce registre.
On rappellera que ses organisateurs nous avaient affirmé naguère, comme l'a fort justement rappelé notre confrère Mamadou Biaye dans l'édition de "Wal Fadjiri" d'hier, que le festival n'avait pas pour vocation d'être populaire et que la rigueur serait toujours de mise dans la sélection des groupes, au nom de la préservation de "l'esprit Jazz". Depuis l'année dernière, il y a eu revirement dans les propos. Seulement, Alioune Mbaye Nder, l'un des rares "mbalaxeurs" invité à l'édition 2001 ne s'était pas produit en "In" du festival international de Jazz, comme le fera Youssou Ndour cette année. Il s'était produit en "Off" de la manifestation.
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
No comments Yet

Comments