Double album du CBV : Le rap des prétoires
C’est en présence de journalistes et de nombreux fans que le groupe de rap CBV (Coups et Blessures Volontaires) a présenté “ Or Klass ”, sa première production sur le marché depuis le 10 décembre dernier. Le point de presse organisé au Novotel a permis aux deux rappeurs, Phata et Gugu, de se frotter à une partie de leur public et d’expliquer la démarche qui les a conduits à faire du Code Pénal leur source d’inspiration. Le nom même du groupe, Coups et Blessures Volontaires, se réfère à une incrimination judiciaire.
L’expérience carcérale a profondément marqué Gugu qui avait été condamné à un mois de prison pour… coups et blessures volontaires, à la suite d’une rixe. Il en a gardé un souvenir douloureux. Quatre ans plus tard, avec la complicité de ses potes Phata et Lamine, il s'inspire largement de ce passage en prison. Le fil conducteur des lyrics du groupe, c’est le Code Pénal dont chaque article constitue un prétexte pour dénoncer l’injustice sociale et les maux qui minent la société.
Le ton est corrosif, sans concession aucune. Pour preuve, l’article 50 du Code relatif à la trahison est le point de départ d’une chanson qui traite du passé et du présent des relations douloureuses entre la France et l’Afrique. Une démarche originale qui a permis au CBV de s’imposer après de nombreuses participations dans des compilations rap. En 1999, ses membres s'étaient fait remarquer dans l’album "D KILL RAP" avec le titre “ Politique de l’Alternance ”. Leur engagement et la pertinence du propos leur ouvrent de nombreuses portes qui ont abouti à la sortie de leur propre album.
Une production qui se décline en deux cassettes. Il semble que les rappeurs ne pouvaient pas contenir leur flot de paroles dans un seul produit. Outre la musique, c’est le style du groupe qui innove et apporte une certaine originalité. Le style transparaît non seulement au travers des textes, mais également par l’accoutrement et la mise en scène. Vêtus de camisoles dignes des prisons américaines, un numéro de matricule cousu sur la poitrine, Phata et Gugu cultivent le goût du paraître et entrent, presque physiquement, en phase avec leurs textes.
HELENE DUMAS (STAGIAIRE) © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
Le ton est corrosif, sans concession aucune. Pour preuve, l’article 50 du Code relatif à la trahison est le point de départ d’une chanson qui traite du passé et du présent des relations douloureuses entre la France et l’Afrique. Une démarche originale qui a permis au CBV de s’imposer après de nombreuses participations dans des compilations rap. En 1999, ses membres s'étaient fait remarquer dans l’album "D KILL RAP" avec le titre “ Politique de l’Alternance ”. Leur engagement et la pertinence du propos leur ouvrent de nombreuses portes qui ont abouti à la sortie de leur propre album.
Une production qui se décline en deux cassettes. Il semble que les rappeurs ne pouvaient pas contenir leur flot de paroles dans un seul produit. Outre la musique, c’est le style du groupe qui innove et apporte une certaine originalité. Le style transparaît non seulement au travers des textes, mais également par l’accoutrement et la mise en scène. Vêtus de camisoles dignes des prisons américaines, un numéro de matricule cousu sur la poitrine, Phata et Gugu cultivent le goût du paraître et entrent, presque physiquement, en phase avec leurs textes.
HELENE DUMAS (STAGIAIRE) © Le Soleil (www.lesoleil.sn)
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