Rap, carnaval et arts plastiques au menu du festival Pikine Est Culture
Pikine, cité populeuse, est riche de ses talents. MaIs très souvent, ses artistes partent se faire un nom sous d'autres cieux. Pendant ce temps, dans leur fief, ils demeurent d'illustres anonymes. C'est cette tendance que veut corriger le Festival Pikine Est Culture (FESPEC). Après la première édition, l'année dernière, l'événement se déroulera du 25 au 31 décembre prochains. Entre deux éditions, la manifestation s'est découvert de nouvelles ambitions. De simple semaine culturelle, elle va devenir un festival. L'un des acquis est la structuration de ce mouvement culturel. On n'est plus à l'heure du pot-pourri avec tous les volets de l'art inscrits au même chapitre.
Des commissions ont été créées pour chacune des formes d'expression artistique : du rap au théâtre en passant par la musique, les arts plastiques, le stylisme, la coiffure, etc. Après la phase d'identification, l'accent est mis, cette année, sur la mobilisation. Pas moins de 3.500 créateurs sont attendus, toutes spécialités confondues, nous ont confié Djiby Kane, chargé des finances et Ablaye Ndiaye, Coordonnateur. Le FESPEC, bien que manifestation pikinoise, est ouvert à des créateurs venus d'autres horizons. " Pikine est le socle, mais nous ne nous confinons pas aux limites géographiques de ce département ", assure Ablaye Ndiaye. Le seul carnaval va rassembler 60 groupements féminins de la zone. Les organisateurs doivent cette capacité de mobilisation à leur déploiement. Outre les groupements de femmes, ils coopèrent avec les écoles publiques, les écoles coraniques, les délégués de quartier. L'ambition de développer la culture en banlieue va coûter aux organisateurs 20 millions de FCFA pour cette deuxième édition. Cinq millions seront injectés sur fonds propres, sept millions viendront du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles (PSIC) et les six millions restants seront octroyés par l'ONG belge VECO. De la semaine culturelle de l'année dernière au festival de cette année, la revendication concernant l'affectation du Centre Léopold Sédar Senghor aux artistes n'a pas évolué de manière positive. Ce site est toujours le siège de la mairie de Pikine. "La situation a empiré. Les espaces culturels, voilà le gros problème de notre ville. Cette deuxième édition sera mise à profit pour organiser une marche pacifique et renouveler la demande auprès des autorités", expliquent les organisateurs.
© Le Soleil (www.lesoleil.sn)
Des commissions ont été créées pour chacune des formes d'expression artistique : du rap au théâtre en passant par la musique, les arts plastiques, le stylisme, la coiffure, etc. Après la phase d'identification, l'accent est mis, cette année, sur la mobilisation. Pas moins de 3.500 créateurs sont attendus, toutes spécialités confondues, nous ont confié Djiby Kane, chargé des finances et Ablaye Ndiaye, Coordonnateur. Le FESPEC, bien que manifestation pikinoise, est ouvert à des créateurs venus d'autres horizons. " Pikine est le socle, mais nous ne nous confinons pas aux limites géographiques de ce département ", assure Ablaye Ndiaye. Le seul carnaval va rassembler 60 groupements féminins de la zone. Les organisateurs doivent cette capacité de mobilisation à leur déploiement. Outre les groupements de femmes, ils coopèrent avec les écoles publiques, les écoles coraniques, les délégués de quartier. L'ambition de développer la culture en banlieue va coûter aux organisateurs 20 millions de FCFA pour cette deuxième édition. Cinq millions seront injectés sur fonds propres, sept millions viendront du Programme de Soutien aux Initiatives Culturelles (PSIC) et les six millions restants seront octroyés par l'ONG belge VECO. De la semaine culturelle de l'année dernière au festival de cette année, la revendication concernant l'affectation du Centre Léopold Sédar Senghor aux artistes n'a pas évolué de manière positive. Ce site est toujours le siège de la mairie de Pikine. "La situation a empiré. Les espaces culturels, voilà le gros problème de notre ville. Cette deuxième édition sera mise à profit pour organiser une marche pacifique et renouveler la demande auprès des autorités", expliquent les organisateurs.
© Le Soleil (www.lesoleil.sn)
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