Daouda Ndiaye à propos du clip du "Rap'adioAP": "Il n' y a pas de censure a la television
Que le "Rap'Adio" se rassure: "Life in the jungle", extrait "clipé" de "Soldaarù mbed", leur dernier opus sorti en juillet 2001, ne s'est pas heurté au puritanisme de la télévision nationale sénégalaise, contrairement à ce que clament les rappeurs. Joint hier au téléphone, Daouda Ndiaye, son directeur, nous l'affirme: "il est impossible qu'un clip puisse être censuré sans que je ne sois au courant. Or, à l'heure où je vous parle, personne ne m'a saisi sur une telle question". Le directeur de la télé souhaite d'ailleurs que les rappeurs prennent langue avec lui, histoire de voir plus clair dans cette affaire. Et du coup, ceux qui rageaient de ne pouvoir voir le premier clip du "Rap'Adio" depuis son arrivée sur la scène hip hop avec "Ku weet xam sa boop", vont certainement devoir rengainer.
Le "Rap'adio" qui s'est confié à la presse, avait fait état de la censure de leur clip par les responsables de la télévision pour "violence et subversion". "C'est au cours d'une émission (télescopie, Ndlr) que Kt s'est vu opposer la non diffusion du clip "Life in the jungle", explique Moussa Ngom, le manager du groupe. Frustré, le rappeur a en donc conclu à une censure définitive.
"Life in the jungle" raconte, en rimes et en images, "le processus psychologique d'abrutissement des jeunes appelés dans l'armée qui, reversés dans la vie civile, sont incapables de se réadapter et deviennent ainsi des hors-la-loi paumés, au moment où leurs supérieurs ont fini de s'enrichir", explique Iba, un membre de la formation. D'autre part, s'emporte-t-il, "nous y dénonçons les micmacs de ceux qui ne veulent pas que la rébellion casamançaise cesse. Parce que pour eux, c'est un filon".
Compte tenu des propos du directeur Daouda Ndiaye, il n'y a plus nécessité (théoriquement, du moins) à s'inscrire dans une logique de guerre contre la télévision nationale, comme l'avaient envisagé les rappeurs.
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
"Life in the jungle" raconte, en rimes et en images, "le processus psychologique d'abrutissement des jeunes appelés dans l'armée qui, reversés dans la vie civile, sont incapables de se réadapter et deviennent ainsi des hors-la-loi paumés, au moment où leurs supérieurs ont fini de s'enrichir", explique Iba, un membre de la formation. D'autre part, s'emporte-t-il, "nous y dénonçons les micmacs de ceux qui ne veulent pas que la rébellion casamançaise cesse. Parce que pour eux, c'est un filon".
Compte tenu des propos du directeur Daouda Ndiaye, il n'y a plus nécessité (théoriquement, du moins) à s'inscrire dans une logique de guerre contre la télévision nationale, comme l'avaient envisagé les rappeurs.
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