musique
Etat d'urgence : Syndikate 21 décrit le mal de vivre sénégalais
Conditions de vie précaires des populations de la banlieue, cote des politiciens au plus bas, piraterie et la liste - dressée par le posse Syndikate 21 - des maux, dont souffre le Sénégal n'est pas exhaustive.
A travers leur premier album, Etat d'urgence, le groupe de rap Syndikate 21 tire la sonne d'alarme face aux difficultés économiques, sociales que vivent les Sénégalais. Et particulièrement ceux du quartier populaire de la banlieue de Dakar, Yeumbeul d'où est originaire le possee. Dans cette contrée, explique l'un des lead-vocaux du groupe, Gérard Gomis 'G-rare', 'il n'y a pas un minimum vital pour les populations, à savoir des infrastructures de santé, d'éducation, etc., et elles sont surtout confrontées à la mobilité urbaine'. C'est comme si, poursuit le rappeur, 'le pays est en état d'urgence'.
Cet album, sorti depuis mai 2006, est toujours d'actualité pour ces rappeurs, car la campagne électorale avec tout ce qui y est tenu comme discours atteste des maux, dont souffre le pays. Pour le groupe Syndikate 21, c'est cette situation de misère dans laquelle les Sénégalais sont mis qui pousse certains jeunes à prendre les pirogues. Et aujourd'hui, fait remarquer notre interlocuteur, 'tout le monde veut être candidat à la présidentielle, car personne ne croit plus aux politiciens'.
Pour décrier surtout ce qui se passe dans la musique, Gérard Gomis, qui s'active aussi avec son groupe dans l'action humanitaire à travers des concerts gratuits, affirme que ce sont ces mêmes problèmes qui font que personne ne veut investir pour un artiste, car il n'y a pas de rentabilité. Et l'artiste de pointer du doigt la piraterie. L'album Etat d'urgence, qui compte dix morceaux, dénonce dans le titre Yow yaye kaan (qui es-tu ?) les comportements exagérés de certaines personnes qui abusent de leur pouvoir. Dans cette production, un clin d'oeil est fait aux filles dans Séné girl.
L'idée est de les sensibiliser dans leur prise en charge personnelle qui passe par la formation au lieu de fonder tout leur espoir sur un 'mariage riche'. Le continent noir n'est pas en reste avec notamment le titre Afric qui fustige l'attitude des dirigeants africains qui continuent de favoriser le diktat des pays du Nord sur l'Afrique.
Le groupe Syndikate 21, qui existe depuis 1988, n'a pu produire un album que l'année dernière. Et pour 'G-rare', c'est parce que le groupe était confronté à des problèmes financiers et matériels. Aujourd'hui, le groupe a sorti un single intitulé Procès lothi, axé sur le phénomène de l'émigration clandestine.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
Conditions de vie précaires des populations de la banlieue, cote des politiciens au plus bas, piraterie et la liste - dressée par le posse Syndikate 21 - des maux, dont souffre le Sénégal n'est pas exhaustive.
A travers leur premier album, Etat d'urgence, le groupe de rap Syndikate 21 tire la sonne d'alarme face aux difficultés économiques, sociales que vivent les Sénégalais. Et particulièrement ceux du quartier populaire de la banlieue de Dakar, Yeumbeul d'où est originaire le possee. Dans cette contrée, explique l'un des lead-vocaux du groupe, Gérard Gomis 'G-rare', 'il n'y a pas un minimum vital pour les populations, à savoir des infrastructures de santé, d'éducation, etc., et elles sont surtout confrontées à la mobilité urbaine'. C'est comme si, poursuit le rappeur, 'le pays est en état d'urgence'.
Cet album, sorti depuis mai 2006, est toujours d'actualité pour ces rappeurs, car la campagne électorale avec tout ce qui y est tenu comme discours atteste des maux, dont souffre le pays. Pour le groupe Syndikate 21, c'est cette situation de misère dans laquelle les Sénégalais sont mis qui pousse certains jeunes à prendre les pirogues. Et aujourd'hui, fait remarquer notre interlocuteur, 'tout le monde veut être candidat à la présidentielle, car personne ne croit plus aux politiciens'.
Pour décrier surtout ce qui se passe dans la musique, Gérard Gomis, qui s'active aussi avec son groupe dans l'action humanitaire à travers des concerts gratuits, affirme que ce sont ces mêmes problèmes qui font que personne ne veut investir pour un artiste, car il n'y a pas de rentabilité. Et l'artiste de pointer du doigt la piraterie. L'album Etat d'urgence, qui compte dix morceaux, dénonce dans le titre Yow yaye kaan (qui es-tu ?) les comportements exagérés de certaines personnes qui abusent de leur pouvoir. Dans cette production, un clin d'oeil est fait aux filles dans Séné girl.
L'idée est de les sensibiliser dans leur prise en charge personnelle qui passe par la formation au lieu de fonder tout leur espoir sur un 'mariage riche'. Le continent noir n'est pas en reste avec notamment le titre Afric qui fustige l'attitude des dirigeants africains qui continuent de favoriser le diktat des pays du Nord sur l'Afrique.
Le groupe Syndikate 21, qui existe depuis 1988, n'a pu produire un album que l'année dernière. Et pour 'G-rare', c'est parce que le groupe était confronté à des problèmes financiers et matériels. Aujourd'hui, le groupe a sorti un single intitulé Procès lothi, axé sur le phénomène de l'émigration clandestine.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
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