Duggy Tee à Keur Castel : «certains cherchent à me discréditer»
«Je n'ai pas le temps de répondre à ces gens-là. Les imbéciles, on leur répond par le silence». Face à ceux qui ont fait courir le bruit qu'il se droguait, le rappeur Duggy Tee affiche le mépris. Selon lui, ces gens cherchent à le nuire.
Parce qu'ils nous ont gavés de tubes émaillés de quolibets destinés tantôt aux politiciens, tantôt aux chanteurs mbalax, certains mélomanes commençaient à se demander si les rappeurs n'étaient pas en panne d'inspiration. Mais heureusement qu'il est revenu à temps pour nous faire découvrir d'autres alternatives. Il est promu meilleur album solo 2005 et son tube «wadiour» cartonne sur toutes les bandes Fm. Lui, c'est Duggy Tee, le leader du Nubian sound band.
Invité du club sono mondial piloté par Michael Soumah dans le cadre des rendez-vous mensuels de Kër Castel, il a, le temps d'un show case, montré une autre dimension du rap. Duggy Tee est en train d'inaugurer un style nouveau où le soul est très présent .«Je fais beaucoup de soul depuis qu'on m'a dit que j'avais une belle voix», taquine-t-il. C'est parce qu'il s'adresse à toutes les couches d'âge, qu'il veille sur le contenu de ses messages. «Je dénonce certaines pratiques en cours au Sénégal, sans insulter, ni agresser l'intimité des gens, en tenant compte des réalités et des moeurs de mon pays», précise-t-il. Duggy Tee a compris, contrairement à certains rappeurs, que l'engagement n'était pas purement politique. Il peut revêtir d'autres formes non moins intéressantes. C'est dans ce sens, qu'il a déploré l'existence d'un mouvement qui ne s'inspire que des politiciens, laissant en rade des thèmes plus enrichissants pour les populations. Après un long silence voulu, d'après ses explications, ou une traversée du désert due à des problèmes liés à la drogue de l'avis de certains, le rappeur Duggy Tee entend mettre tous ces couacs sur le compte du passé. Mais il ne manque pas de battre en brèches toutes ces «saletés colportées sur ma personne» et jure la main sur le coeur n'avoir jamais touché à la drogue. «Ce sont des esprits malveillants qui cherchent à me nuire», clame-t-il.
Ses relations avec ses anciens compagnons du Positif black soul (Pbs), Duggy n'aime pas les évoquer. Mais c'est sans compter avec la pugnacité des journalistes. Il laissera ainsi entendre qu'il entretient de bonnes relations avec Didier Awadi. Leurs chemins se sont séparés, car chacun voulait développer un style différent.
Les problèmes de leadership ou d'argent qui ont souvent fait éclater certains groupes, ne les ont jamais opposés, révèle notre interlocuteur. Néanmoins, certains fan's du défunt Pbs ne parviennent toujours pas à digérer la pilule de leur séparation. Ils ont eu à développer des styles différents, Duggy étant tourné vers le soul et Awadi un peu plus virulent dans ses textes, mais ils se sont toujours bien complétés, affirment ces deux étudiants venus soutenir leur idole.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
Parce qu'ils nous ont gavés de tubes émaillés de quolibets destinés tantôt aux politiciens, tantôt aux chanteurs mbalax, certains mélomanes commençaient à se demander si les rappeurs n'étaient pas en panne d'inspiration. Mais heureusement qu'il est revenu à temps pour nous faire découvrir d'autres alternatives. Il est promu meilleur album solo 2005 et son tube «wadiour» cartonne sur toutes les bandes Fm. Lui, c'est Duggy Tee, le leader du Nubian sound band.
Invité du club sono mondial piloté par Michael Soumah dans le cadre des rendez-vous mensuels de Kër Castel, il a, le temps d'un show case, montré une autre dimension du rap. Duggy Tee est en train d'inaugurer un style nouveau où le soul est très présent .«Je fais beaucoup de soul depuis qu'on m'a dit que j'avais une belle voix», taquine-t-il. C'est parce qu'il s'adresse à toutes les couches d'âge, qu'il veille sur le contenu de ses messages. «Je dénonce certaines pratiques en cours au Sénégal, sans insulter, ni agresser l'intimité des gens, en tenant compte des réalités et des moeurs de mon pays», précise-t-il. Duggy Tee a compris, contrairement à certains rappeurs, que l'engagement n'était pas purement politique. Il peut revêtir d'autres formes non moins intéressantes. C'est dans ce sens, qu'il a déploré l'existence d'un mouvement qui ne s'inspire que des politiciens, laissant en rade des thèmes plus enrichissants pour les populations. Après un long silence voulu, d'après ses explications, ou une traversée du désert due à des problèmes liés à la drogue de l'avis de certains, le rappeur Duggy Tee entend mettre tous ces couacs sur le compte du passé. Mais il ne manque pas de battre en brèches toutes ces «saletés colportées sur ma personne» et jure la main sur le coeur n'avoir jamais touché à la drogue. «Ce sont des esprits malveillants qui cherchent à me nuire», clame-t-il.
Ses relations avec ses anciens compagnons du Positif black soul (Pbs), Duggy n'aime pas les évoquer. Mais c'est sans compter avec la pugnacité des journalistes. Il laissera ainsi entendre qu'il entretient de bonnes relations avec Didier Awadi. Leurs chemins se sont séparés, car chacun voulait développer un style différent.
Les problèmes de leadership ou d'argent qui ont souvent fait éclater certains groupes, ne les ont jamais opposés, révèle notre interlocuteur. Néanmoins, certains fan's du défunt Pbs ne parviennent toujours pas à digérer la pilule de leur séparation. Ils ont eu à développer des styles différents, Duggy étant tourné vers le soul et Awadi un peu plus virulent dans ses textes, mais ils se sont toujours bien complétés, affirment ces deux étudiants venus soutenir leur idole.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
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