Commentaire de Bela BOWE responsable du prix Rfi musique du monde : «La mission du prix est de détecter les jeunes talents Africains»

Lancé depuis 1981, le prix découverte Rfi ou prix Rfi Musiques du Monde continue de faire son chemin. Après avoir révélé au monde Rokia Traoré (Mali), Tiken Jah Fakoly (Côte d'Ivoire), Amadou et Mariame (Mali), Didier Awadi (Sénégal) etc, l'objectif reste toujours le même. Détecter et accompagner la carrière des jeunes talents d'Afrique et des îles de l'Océan indien.

Le Prix Rfi Musiques du Monde en est à sa vingt quatrième année. Et depuis affirme le responsable du Prix Rfi Musiques du Monde qui a prix les rênes depuis 1995, Béla Bowé, «la particularité et la force de ce prix aujourd'hui, c'est à la fois un prix destiné aux artistes africains qui leur permet de développer leur carrière». Mais aussi poursuit Béla Bowé, «si l'on sait la place de la musique africaine et des musiques du monde sur les médias européens qui est très petite, l'action de Rfi n'en prend qu'une plus grande ampleur puisque ce prix a permis de révéler beaucoup de jeunes artistes». Et les exemples sont nombreux pour le responsable du Prix Rfi Musiques du Monde. En 1982, il y avait le couple non voyant Malien Amadou et Mariame qui étaient les lauréats et qui obtiennent maintenant un immense succès. Récemment, il y a Rokia Traoré, Sally Nyolo, Tiken Jah Fakoly, Habib Koité etc, il a pas mal de jeunes talents qui ont été révélés à la face du monde. C'est pourquoi, affirme Béla Bowé qui est à Dakar pour les besoins des concerts des finalistes du prix Rfi, «nous avons aidé à la promotion de certains artistes africains». En plus du Prix composé d'un prix en espèce de trois millions neuf cent trente francs (six milles euros), le lauréat gagne en terme de promotion. Car plus de douze mille cinq cents euros d'aide lui sont octroyés pour des tournées en Afrique centrale et en Afrique de l'ouest. Un Dvd qui va être tourné sur le lauréat, plus la promotion sur les antennes de Rfi, la production musicale de Rfi qui fait également un portrait du lauréat. Béla Bowé estime que le lauréat doit faire une carrière et ce prix ne fait que l'aider en quelque sorte. Mais, précise notre interlocuteur, ce n'est pas dit que c'est nous seuls qui faisons la carrière du lauréat, c'est un ensemble de chose dont le prix Rfi musiques du monde fait partie.

Trente deux pays participent à ce Prix Rfi Musiques du Monde. Si certains pays d'Afrique sont laissés en rade, cela s'explique selon Béla Bowé par le fait que l'équipe travaille en étroite collaboration avec l'Agence intergouvernementale de la Francophonie dont tous les pays adhérant à cette agence participent à ce concours.

Avec plus de deux cents candidatures, cette année, le choix a été difficile lorsqu'il restait vingt à quinze candidats selon le comité de sélection.

Parce que, soutient ce dernier, beaucoup de critères sont pris en compte. Qu'il s'agit de la composition, de l'interprétation, du concept musical, l'originalité, l'émotion que peut dégager un artiste etc, tous ces paramètres interviennent. «Nous essayons d'être le plus objectif possible et ce n'est pas facile», estime le responsable du prix Rfi musiques du Monde.

Toutefois, des améliorations ont été apportées pour essayer de professionnaliser les choses. Ce prix prend en compte toutes les musiques. Cela va des musiques qui ont trait à la musique traditionnelle comme Rokia Traoré qui puise sur la musique mandingue, au rap d'Awadi en passant par le reggae de Tiken Jah Fakoly . Le but est d'avoir des artistes dont nous pouvons faire la promotion à l'échelle internationale.

© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)

Comments

Display Order
Only logged in users are allowed to comment. register/log in