Concert : Booba, empereur des enfants
C'était du rap made in France, mais avec un rappeur d'origine sénégalaise, revenu chez lui pour un concert au profit de l'enfance déshéritée. Booba a déroulé pendant une heure, entre délire et joie pour le public.
«Dakar, Sénégal, vous êtes là ?» Par ce shout un membre du staff de Booba prend la température de la salle du Cices. Chaude. Bat'Haillons Blin-D, Fafadi, Big D, Yat Fu, Chronik 2H, Wa Geble ont mis la température qu'il faut avec la première partie. Il est 22 h 30mn. Le pavillon Sénégal fait salle comble. Et quand le public répond à l'interpellation, c'est des cris stridents qui montent de ces poitrines d'adolescents. Booba est dans les coulisses, en train de noter sur feuille les tracks qu'il va jouer. Ses gardes du corps formant un cercle autour de lui. Il reste encore du temps avec la grande fusion et Mme Anta Mbao, responsable de l'Ong de l'Empire des enfants peut monter sur scène et sacrifier au speech d'usage, entourée de quelques-uns de ses protégés. Elle ne s'éternise pas et vite les lampes s'éteignent sur un public en transe. Quand la lumière fut, Booba était là sur scène. C'est le délire. «Tu veux du hardcore» ? lance la rappeur. Un choeur lui répond : «Oui, je veux».
Micro bien serré dans sa main droite, une bouteille d'eau minérale dans la gauche, il enchaîne les titres dans un flow haché, à l'accent maghrébin. À sa troisième chanson, il se départit de son sweat shirt blanc pour ne porter qu'un sous-vêtement noir, assorti à son pantalon. Planté dans ses baskets blancs, il se laisse aller au son de la musique. Quatre autres rappeurs lui donnent la réplique. Il engage ainsi un dialogue avec le public qui le lui rend bien. Le refrain «hip hop français, repose en paix», repris par toute une salle hystérique.
Au fil des chansons, le rappeur franco-maroco-sénégalais, enlève son sous-vêtement. La température monte crescendo, mais le spectacle se déroule sans incident, sous le regard de la sécurité omniprésente. Et quand Booba dédie une de ses chansons aux éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (police française), c'est pour demander au public - acquis à ses lyrics -, de lui faire un pied de nez. C'est connu : entre lui et les flics, ce n'est pas le grand amour. Ce qui ne l'empêche pas d'être un Numéro 10, titre-phare de son dernier opus. Car, «à Paname, il faut l'être, sinon t'es la banane du siècle». Et à Dakar ? Peut-être bien aussi. En tout cas le public s'est approprié la chanson qu'il a reprise de bout en bout et en même temps que son idole.
A la fin du spectacle, rendez-vous avait été pris avec le public. Mais pour la séance de dédicaces, Booba n'a eu que le temps de signer quelques autographes. Et ce fut le désordre total. Il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage. Tout tourne alors court et l'artiste de s'éclipser. Initié pour renflouer les caisses de l'Empire des enfants, ce concert apporte un bol d'air à une association versée dans «une cause qui devrait être celle de tout le monde», souligne Roseau du posse Chronik 2 H. À l'instar de ce crew, le Bat'Haillons Blin D, Wa Gëble, Nix et autres ont, par leur participation, essayé d'apporter «leur contribution en faveur des enfants pour qu'ils aient les mêmes chances que leurs pairs du monde entier». C'est que les rappeurs n'oublient pas «qu'ils viennent eux aussi de la rue». Le public s'est montré séduit par un concert qui «était très bon, mais très court», lance une fan de Booba.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
«Dakar, Sénégal, vous êtes là ?» Par ce shout un membre du staff de Booba prend la température de la salle du Cices. Chaude. Bat'Haillons Blin-D, Fafadi, Big D, Yat Fu, Chronik 2H, Wa Geble ont mis la température qu'il faut avec la première partie. Il est 22 h 30mn. Le pavillon Sénégal fait salle comble. Et quand le public répond à l'interpellation, c'est des cris stridents qui montent de ces poitrines d'adolescents. Booba est dans les coulisses, en train de noter sur feuille les tracks qu'il va jouer. Ses gardes du corps formant un cercle autour de lui. Il reste encore du temps avec la grande fusion et Mme Anta Mbao, responsable de l'Ong de l'Empire des enfants peut monter sur scène et sacrifier au speech d'usage, entourée de quelques-uns de ses protégés. Elle ne s'éternise pas et vite les lampes s'éteignent sur un public en transe. Quand la lumière fut, Booba était là sur scène. C'est le délire. «Tu veux du hardcore» ? lance la rappeur. Un choeur lui répond : «Oui, je veux».
Micro bien serré dans sa main droite, une bouteille d'eau minérale dans la gauche, il enchaîne les titres dans un flow haché, à l'accent maghrébin. À sa troisième chanson, il se départit de son sweat shirt blanc pour ne porter qu'un sous-vêtement noir, assorti à son pantalon. Planté dans ses baskets blancs, il se laisse aller au son de la musique. Quatre autres rappeurs lui donnent la réplique. Il engage ainsi un dialogue avec le public qui le lui rend bien. Le refrain «hip hop français, repose en paix», repris par toute une salle hystérique.
Au fil des chansons, le rappeur franco-maroco-sénégalais, enlève son sous-vêtement. La température monte crescendo, mais le spectacle se déroule sans incident, sous le regard de la sécurité omniprésente. Et quand Booba dédie une de ses chansons aux éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (police française), c'est pour demander au public - acquis à ses lyrics -, de lui faire un pied de nez. C'est connu : entre lui et les flics, ce n'est pas le grand amour. Ce qui ne l'empêche pas d'être un Numéro 10, titre-phare de son dernier opus. Car, «à Paname, il faut l'être, sinon t'es la banane du siècle». Et à Dakar ? Peut-être bien aussi. En tout cas le public s'est approprié la chanson qu'il a reprise de bout en bout et en même temps que son idole.
A la fin du spectacle, rendez-vous avait été pris avec le public. Mais pour la séance de dédicaces, Booba n'a eu que le temps de signer quelques autographes. Et ce fut le désordre total. Il fallait jouer des coudes pour se frayer un passage. Tout tourne alors court et l'artiste de s'éclipser. Initié pour renflouer les caisses de l'Empire des enfants, ce concert apporte un bol d'air à une association versée dans «une cause qui devrait être celle de tout le monde», souligne Roseau du posse Chronik 2 H. À l'instar de ce crew, le Bat'Haillons Blin D, Wa Gëble, Nix et autres ont, par leur participation, essayé d'apporter «leur contribution en faveur des enfants pour qu'ils aient les mêmes chances que leurs pairs du monde entier». C'est que les rappeurs n'oublient pas «qu'ils viennent eux aussi de la rue». Le public s'est montré séduit par un concert qui «était très bon, mais très court», lance une fan de Booba.
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
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