Yow Niit de Waflash de Thiés : une invite à la réflexion et à plus d'intégrité
Le nouvel album du groupe Waflash de Thiès se penche sur la personnalité de l'homme. Yow niit, cette sixième production du groupe interpelle les gens à respecter plus leur prochain. Face aux péripéties de la vie, Ma Sané et son groupe invitent à la réflexion, à l'humilité et à plus d'intégrité.
Yow niit, le nouvel album du groupe Waflash de Thiès fait son chemin sur le marché musical depuis sa sortie le 8 juillet dernier. Cette sixième production interpelle l'homme de manière général. Selon Ma Sané lead vocal du groupe «c'est un appel lancé aux gens pour plus d'humilité, de respect pour son prochain et à plus d'intégrité physique». Car, déplore l'artiste, les gens prennent plus en considération maintenant les biens matériels que l'estime nourrie par la personne. Ils sont guidés par les biens et l'argent. De manière générale, ajoute le claviste du groupe Max Thiam, «les titres développés parlent de la vie de tous les jours. Ils accompagnent les gens dans les moments difficiles, c'est une façon de renforcer leurs convictions». Tout en alliant l'ambiance et l'animation musicale, le groupe Waflash invite les Sénégalais à réfléchir sur leur vécu quotidien. Les titres comme «Yow niit, Sincérité et Deuguerlou» sont autant de messages qui interpellent les gens. Un clin d'oeil a été fait aux émigrés et surtout à leurs épouses qui restent au pays pendant plusieurs années à attendre. Le titre Soxna si, explique Ma Sané «encourage les familles des émigrés à persévérer et à soutenir leurs époux qui rencontrent toutes les difficultés du monde dans leur pays d'accueil». Ce dernier morceau est une suite du morceau Composé sortie dans le dernier album. Quant à Beuge doon xale dénonce le travail des enfants surtout les bonnes (petites filles de maisons), selon le groupe Waflash «pour la plupart très jeunes, en âge d'aller à l'école et de s'amuser comme les enfants de leurs âges, ces enfants travaillent. Les patrons qui font travailler ces enfants sont aussi coupables que leurs parents».
Ces cinq titres sont chantés sur un style mbalax pur avec une sonorité rythmique endiablée et même du tama (tam-tam d'aisselle). Cet album a vu la participation du rappeur Xuman du groupe Pee Froiss et du koriste Baboulaye avec sa kora dans le morceau Baawou naan. Sous un style afro funk, reggae et raga, Baawou naan parle l'eau. Ce liquide précieux qui se raréfie de plus en plus surtout en Afrique où les femmes rencontrent beaucoup de difficultés pour y accéder. Un hommage est fait à ces braves femmes du monde rural qui surmontent les problèmes pour y bénéficier à travers ce titre. Ce nouveau album disponible en version cassette et Cd est une continuité. Il allie, selon Ma Sané, «la musique moderne et traditionnelle». Ce qui fait l'originalité de cette nouvelle production est les instruments traditionnels inclus dans la musique tels que le son des calebasses et la kora. Sur le constat fait par certains qui estiment que la musique sénégalaise est devenue plus commerciale que créative, le groupe Waflash de Thiès s'accorde avec eux. La musique sénégalaise soutient Ma Sané, «est aujourd'hui dominée par le mbalax pur et dur où il y a beaucoup d'ambiance avec le tam-tam. Les instrumentistes n'ont même pas le temps de s'exprimer dans les morceaux comme cela se faisait avant». Cette musique ajoute le lead vocal du groupe est plus dansante qu'écouter. Et déplore Ma Sané, «la faute est aux animateurs de radio qui ont tendance à imposer le mbalax en diffusant jour et nuit ce style comme si c'est le seul genre musical qui existe au Sénégal».
Notre pays, avance le claviste du groupe Max Thiam «doit exploiter ces différentes potentialités culturelles qui existent, les rythmes diolas, sérères mandingues etc. sont très riches, il faut une recherche poussée pour les allier et sortir quelque chose de consistant». Selon le groupe Waflash, la faute est aussi aux artistes et producteurs. Car, comme l'explique Max Thiam «un artiste peut vouloir sortir une cassette sans qu'il ait un groupe de musiciens. Là, il fait appel à des musiciens isolés. Si tous les artistes du même genre, font de la sorte, il n'y aura pas de différence dans leur musique car ce sont les mêmes musiciens qui se chargeront de tout». Il a énormément de légèreté dans le travail des artistes. Ce qui fait dire aux artistes de Waflash que le rap est plus riche sur le plan du contenu des textes.
En initiant il y a un mois, un week-end de solidarité pour les familles des victimes du Joola et de la guerre en Casamance, l'Association Waflash de Thiès qui est un démembrement du groupe avait pour souci d'aider ces familles appauvries par le conflit. Des dons en nature ainsi collectés seront redistribués bientôt avec l'aide de l'armée. En dehors de l'école de football mise en place, Ma Sané et le groupe s'activent pour la création d'un «café théâtre» à Thiès. «C'est un projet que nous comptons réaliser d'ici deux ans avec nos partenaires» informe Max Thiam. Ce cadre musical permettra, poursuit notre interlocuteur «d'offrir aux mélomanes un cadre différent des boîtes de nuit qui sera accessible à tous et où d'autres disciplines artistiques pourront émerger». Pour le moment, le groupe Waflash s'active à la promotion de ce nouvel album Yow niit dans les stations de radios, une tournée nationale débutera se week-end par les régions de Kolda, de Casamance, Djilor, Joal, de Kaolack etc. Une tournée internationale est aussi prévue en automne en Italie, en France, en Allemagne...
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
Yow niit, le nouvel album du groupe Waflash de Thiès fait son chemin sur le marché musical depuis sa sortie le 8 juillet dernier. Cette sixième production interpelle l'homme de manière général. Selon Ma Sané lead vocal du groupe «c'est un appel lancé aux gens pour plus d'humilité, de respect pour son prochain et à plus d'intégrité physique». Car, déplore l'artiste, les gens prennent plus en considération maintenant les biens matériels que l'estime nourrie par la personne. Ils sont guidés par les biens et l'argent. De manière générale, ajoute le claviste du groupe Max Thiam, «les titres développés parlent de la vie de tous les jours. Ils accompagnent les gens dans les moments difficiles, c'est une façon de renforcer leurs convictions». Tout en alliant l'ambiance et l'animation musicale, le groupe Waflash invite les Sénégalais à réfléchir sur leur vécu quotidien. Les titres comme «Yow niit, Sincérité et Deuguerlou» sont autant de messages qui interpellent les gens. Un clin d'oeil a été fait aux émigrés et surtout à leurs épouses qui restent au pays pendant plusieurs années à attendre. Le titre Soxna si, explique Ma Sané «encourage les familles des émigrés à persévérer et à soutenir leurs époux qui rencontrent toutes les difficultés du monde dans leur pays d'accueil». Ce dernier morceau est une suite du morceau Composé sortie dans le dernier album. Quant à Beuge doon xale dénonce le travail des enfants surtout les bonnes (petites filles de maisons), selon le groupe Waflash «pour la plupart très jeunes, en âge d'aller à l'école et de s'amuser comme les enfants de leurs âges, ces enfants travaillent. Les patrons qui font travailler ces enfants sont aussi coupables que leurs parents».
Ces cinq titres sont chantés sur un style mbalax pur avec une sonorité rythmique endiablée et même du tama (tam-tam d'aisselle). Cet album a vu la participation du rappeur Xuman du groupe Pee Froiss et du koriste Baboulaye avec sa kora dans le morceau Baawou naan. Sous un style afro funk, reggae et raga, Baawou naan parle l'eau. Ce liquide précieux qui se raréfie de plus en plus surtout en Afrique où les femmes rencontrent beaucoup de difficultés pour y accéder. Un hommage est fait à ces braves femmes du monde rural qui surmontent les problèmes pour y bénéficier à travers ce titre. Ce nouveau album disponible en version cassette et Cd est une continuité. Il allie, selon Ma Sané, «la musique moderne et traditionnelle». Ce qui fait l'originalité de cette nouvelle production est les instruments traditionnels inclus dans la musique tels que le son des calebasses et la kora. Sur le constat fait par certains qui estiment que la musique sénégalaise est devenue plus commerciale que créative, le groupe Waflash de Thiès s'accorde avec eux. La musique sénégalaise soutient Ma Sané, «est aujourd'hui dominée par le mbalax pur et dur où il y a beaucoup d'ambiance avec le tam-tam. Les instrumentistes n'ont même pas le temps de s'exprimer dans les morceaux comme cela se faisait avant». Cette musique ajoute le lead vocal du groupe est plus dansante qu'écouter. Et déplore Ma Sané, «la faute est aux animateurs de radio qui ont tendance à imposer le mbalax en diffusant jour et nuit ce style comme si c'est le seul genre musical qui existe au Sénégal».
Notre pays, avance le claviste du groupe Max Thiam «doit exploiter ces différentes potentialités culturelles qui existent, les rythmes diolas, sérères mandingues etc. sont très riches, il faut une recherche poussée pour les allier et sortir quelque chose de consistant». Selon le groupe Waflash, la faute est aussi aux artistes et producteurs. Car, comme l'explique Max Thiam «un artiste peut vouloir sortir une cassette sans qu'il ait un groupe de musiciens. Là, il fait appel à des musiciens isolés. Si tous les artistes du même genre, font de la sorte, il n'y aura pas de différence dans leur musique car ce sont les mêmes musiciens qui se chargeront de tout». Il a énormément de légèreté dans le travail des artistes. Ce qui fait dire aux artistes de Waflash que le rap est plus riche sur le plan du contenu des textes.
En initiant il y a un mois, un week-end de solidarité pour les familles des victimes du Joola et de la guerre en Casamance, l'Association Waflash de Thiès qui est un démembrement du groupe avait pour souci d'aider ces familles appauvries par le conflit. Des dons en nature ainsi collectés seront redistribués bientôt avec l'aide de l'armée. En dehors de l'école de football mise en place, Ma Sané et le groupe s'activent pour la création d'un «café théâtre» à Thiès. «C'est un projet que nous comptons réaliser d'ici deux ans avec nos partenaires» informe Max Thiam. Ce cadre musical permettra, poursuit notre interlocuteur «d'offrir aux mélomanes un cadre différent des boîtes de nuit qui sera accessible à tous et où d'autres disciplines artistiques pourront émerger». Pour le moment, le groupe Waflash s'active à la promotion de ce nouvel album Yow niit dans les stations de radios, une tournée nationale débutera se week-end par les régions de Kolda, de Casamance, Djilor, Joal, de Kaolack etc. Une tournée internationale est aussi prévue en automne en Italie, en France, en Allemagne...
© Wal Fadjri (http://www.walf.sn)
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