Ouverture d'une filiale de Akonlive Afrik à Dakar : un label qui risque de tomber sous la coupe des lobbies
Promu pour booster la production du rap sénégalais et permettre aux talents nouveaux de s'affirmer, le label Akonlive Afrik est vu comme une nouvelle porte qui s'ouvre pour les acteurs locaux du mouvement Hip hop.
Seulement, même si la plupart des rappeurs saluent l'initiative et invitent les autres promoteurs à en faire de même, ils n'en nourrissent pas des craintes que ce label soit contrôlé par des lobbies.
Ils sont nombreux, ces jeunes rappeurs qui, munis de leur maquette, rêvent de s'offrir une carte de visite sur le complexe milieu du show-biz. Le projet de la structure américaine Konvick musik d'ouvrir la filiale Akonlive Afrik à Dakar devrait aider à renforcer la présence des produits du mouvement Hip hop sur le marché. Mais c'est à peine si les promoteurs posent leurs premiers actes au Sénégal que des rappeurs avouent leurs craintes de voir ce label tomber dans le cercle vicieux des lobbies. C'est parce que la réalité que vivent ces acteurs impuissants est qu'un groupe de personnes contrôle le marché de la production et définissent les règles du jeu à leur guise. Le label Akonlive Afrik devrait toutefois «offrir de réelles opportunités s'il est bien géré. Et cela va profiter à tout le monde», fait remarquer Manu, rappeur dans le groupe Wa Bmg 44. «Je dis bien géré, ajoute ce membre du possee de Thiaroye, pour demander aux promoteurs d'éviter que le label ne soit lobbifié». De jeunes rappeurs, qui pensent comme Manu, espèrent que «Akonlive Afrik leur ouvrira de nouvelles portes. La réponse des promoteurs du nouveau label s'est voulue nette et claire à ce propos : «Akonlive Afrik va donner la chance à tout un chacun». Ils l'ont affirmé, hier, lors d'un point de presse annonçant l'arrivée prochaine de Akonlive Afrik au Sénégal. Mais, le rappeur Fatah du groupe Cbv est plutôt pour une «production sélective». Même si «à travers un tel projet, c'est le mouvement hip hop sénégalais qui involontairement y gagne, Il faut qu'on arrête de dire "donnons la chance à tout le monde"», lâche Fatah. Selon lui, il faut que les gens apprennent à distinguer la bonne graine de l'ivraie. Et penser surtout à offrir des productions de qualité au public.
Créé par le rappeur sénégalais, Alioune Badara Thiam «Akon» établi aux Etats-Unis, ce nouveau label de production musicale devrait surtout permettre au rap sénégalais de mieux se faire connaître au pays de l'oncle Sam. Face à la presse, le président directeur général de Akonlive Afrik, Melvin Brown, a souligné que «Akon a tenu à ouvrir un label au Sénégal, son pays d'origine, pour rendre hommage à son peuple, aux gens qu'il aime». Aussi, son ambition, rapporte l'animateur Aziz Coulibaly (adjoint du Pdg du label) est de «donner la chance aux talents nouveaux de pouvoir émerger en présentant aux mélomanes des produits de haute facture». Mieux, souligne-t-il, «le label va porter un intérêt au suivi et à la réalisation des projets déjà initiés par des Sénégalais au profit du rap local».
Aujourd'hui, la musique du rappeur Akon connaît une adhésion populaire des jeunes, après le succès de son album, Trouble primé disque d'or. Aziz Coulibaly lie ce succès de Akon à sa stratégie visant à «valoriser l'image de la femme» dans ses chansons et autres clips, contrairement aux rappeurs américains.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
Seulement, même si la plupart des rappeurs saluent l'initiative et invitent les autres promoteurs à en faire de même, ils n'en nourrissent pas des craintes que ce label soit contrôlé par des lobbies.
Ils sont nombreux, ces jeunes rappeurs qui, munis de leur maquette, rêvent de s'offrir une carte de visite sur le complexe milieu du show-biz. Le projet de la structure américaine Konvick musik d'ouvrir la filiale Akonlive Afrik à Dakar devrait aider à renforcer la présence des produits du mouvement Hip hop sur le marché. Mais c'est à peine si les promoteurs posent leurs premiers actes au Sénégal que des rappeurs avouent leurs craintes de voir ce label tomber dans le cercle vicieux des lobbies. C'est parce que la réalité que vivent ces acteurs impuissants est qu'un groupe de personnes contrôle le marché de la production et définissent les règles du jeu à leur guise. Le label Akonlive Afrik devrait toutefois «offrir de réelles opportunités s'il est bien géré. Et cela va profiter à tout le monde», fait remarquer Manu, rappeur dans le groupe Wa Bmg 44. «Je dis bien géré, ajoute ce membre du possee de Thiaroye, pour demander aux promoteurs d'éviter que le label ne soit lobbifié». De jeunes rappeurs, qui pensent comme Manu, espèrent que «Akonlive Afrik leur ouvrira de nouvelles portes. La réponse des promoteurs du nouveau label s'est voulue nette et claire à ce propos : «Akonlive Afrik va donner la chance à tout un chacun». Ils l'ont affirmé, hier, lors d'un point de presse annonçant l'arrivée prochaine de Akonlive Afrik au Sénégal. Mais, le rappeur Fatah du groupe Cbv est plutôt pour une «production sélective». Même si «à travers un tel projet, c'est le mouvement hip hop sénégalais qui involontairement y gagne, Il faut qu'on arrête de dire "donnons la chance à tout le monde"», lâche Fatah. Selon lui, il faut que les gens apprennent à distinguer la bonne graine de l'ivraie. Et penser surtout à offrir des productions de qualité au public.
Créé par le rappeur sénégalais, Alioune Badara Thiam «Akon» établi aux Etats-Unis, ce nouveau label de production musicale devrait surtout permettre au rap sénégalais de mieux se faire connaître au pays de l'oncle Sam. Face à la presse, le président directeur général de Akonlive Afrik, Melvin Brown, a souligné que «Akon a tenu à ouvrir un label au Sénégal, son pays d'origine, pour rendre hommage à son peuple, aux gens qu'il aime». Aussi, son ambition, rapporte l'animateur Aziz Coulibaly (adjoint du Pdg du label) est de «donner la chance aux talents nouveaux de pouvoir émerger en présentant aux mélomanes des produits de haute facture». Mieux, souligne-t-il, «le label va porter un intérêt au suivi et à la réalisation des projets déjà initiés par des Sénégalais au profit du rap local».
Aujourd'hui, la musique du rappeur Akon connaît une adhésion populaire des jeunes, après le succès de son album, Trouble primé disque d'or. Aziz Coulibaly lie ce succès de Akon à sa stratégie visant à «valoriser l'image de la femme» dans ses chansons et autres clips, contrairement aux rappeurs américains.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
No comments Yet

Comments