Concert pour la paix : Dakar en coupé et en décalé
« Décalons tous ensemble » avec les musiciens ivoiriens qui jouent ce soir au CICES. Les chanteurs, groupes, DJ et organisateurs ont tenu un point de presse hier.
Dream Team, Soum Bill, DJ Jacob, TV5, Don Mike, des artistes ivoiriens du « Coupé-décalé » sont à l'affiche ce soir au CICES pour un concert pour la paix et l'unité africaine. Ils seront en compagnie des Sénégalais Daara J, PBS Radikal, Mbaye Dièye Faye et, en guest-star, Philippe Monteiro et Jacob Desvarieux. Selon Régis-Franck Segbenou, directeur d'une agence de communication dakaroise et organisateur du spectacle, sa structure a décidé d'ajouter « l'événementiel » à ses autres activités et le concert va servir de lancement. Les artistes à l'affiche veulent oeuvrer pour la réconciliation en Côte d'Ivoire, ce pays qui connaît une situation de « ni paix, ni guerre » depuis deux ans. Mais le spectacle sera endeuillé car Olivier un des artistes ivoiriens qui devait faire le déplacement est décédé au cours d'un accident à Abidjan sur la route de l'aéroport. Malgré cette perte, les artistes ont tenu à maintenir la date pour la mémoire de leur collègue. Ce concert est l'occasion d'un brassage entre artistes ivoiriens et sénégalais. « Les artistes, par définition, n'ont pas de nationalité, ni de coloration politique », explique TV5, un artiste congolais qui vit en Côte d'Ivoire. La musique devient « notre façon de résister à toutes ces mauvaises vibrations », selon Soum Bill, initiateur du mouvement « Prudencia ». Le concept de « coupé-décalé » est de pouvoir réaliser son rêve. Ce mouvement est né chez les jeunes Ivoiriens désoeuvrés des ghettos qui rêvaient de partir en Europe et qui s'amusaient à imiter les mouvements d'un avion au vol. Certains ont réussi à partir et dans les boîtes de nuit parisiennes, lors des prestations des artistes du pays, ils distribuent des billets de banque en reproduisant les mêmes gestes. Cela est devenu une danse, un rythme, aussi bien en Côte d'Ivire que dans la diaspora. Le maître de cérémonie, Yves Zogbo, précise que les artistes ivoiriens sont venus « faire la fête avec les Sénégalais qui ont la chance de vivre dans un pays relativement calme ». Une chance à préserver afin de rappeler aux autres ce qu'ils ont perdu.
© Le Soleil (www.lesoleil.sn)
Dream Team, Soum Bill, DJ Jacob, TV5, Don Mike, des artistes ivoiriens du « Coupé-décalé » sont à l'affiche ce soir au CICES pour un concert pour la paix et l'unité africaine. Ils seront en compagnie des Sénégalais Daara J, PBS Radikal, Mbaye Dièye Faye et, en guest-star, Philippe Monteiro et Jacob Desvarieux. Selon Régis-Franck Segbenou, directeur d'une agence de communication dakaroise et organisateur du spectacle, sa structure a décidé d'ajouter « l'événementiel » à ses autres activités et le concert va servir de lancement. Les artistes à l'affiche veulent oeuvrer pour la réconciliation en Côte d'Ivoire, ce pays qui connaît une situation de « ni paix, ni guerre » depuis deux ans. Mais le spectacle sera endeuillé car Olivier un des artistes ivoiriens qui devait faire le déplacement est décédé au cours d'un accident à Abidjan sur la route de l'aéroport. Malgré cette perte, les artistes ont tenu à maintenir la date pour la mémoire de leur collègue. Ce concert est l'occasion d'un brassage entre artistes ivoiriens et sénégalais. « Les artistes, par définition, n'ont pas de nationalité, ni de coloration politique », explique TV5, un artiste congolais qui vit en Côte d'Ivoire. La musique devient « notre façon de résister à toutes ces mauvaises vibrations », selon Soum Bill, initiateur du mouvement « Prudencia ». Le concept de « coupé-décalé » est de pouvoir réaliser son rêve. Ce mouvement est né chez les jeunes Ivoiriens désoeuvrés des ghettos qui rêvaient de partir en Europe et qui s'amusaient à imiter les mouvements d'un avion au vol. Certains ont réussi à partir et dans les boîtes de nuit parisiennes, lors des prestations des artistes du pays, ils distribuent des billets de banque en reproduisant les mêmes gestes. Cela est devenu une danse, un rythme, aussi bien en Côte d'Ivire que dans la diaspora. Le maître de cérémonie, Yves Zogbo, précise que les artistes ivoiriens sont venus « faire la fête avec les Sénégalais qui ont la chance de vivre dans un pays relativement calme ». Une chance à préserver afin de rappeler aux autres ce qu'ils ont perdu.
© Le Soleil (www.lesoleil.sn)
No comments Yet

Comments