Developpement de l'afrique : une quinzaine d'artistes montrent la... voix

Baba Maal, Salif Keïta, Koffi Olomidé, Meiway, Achieng Abura, Malouma, Philippe Brun, Habib Koita, Boncana Maïga, Chiwoniso, Jaojoby Eusebe, Mahmoud Ahmed, Coumba Gawlo et Didier Awady réunis autour d'une même table. Surréaliste ? La rencontre a bien eu lieu mercredi dernier lors d'une conférence de presse au PNUD de Dakar.

Une quinzaine d'artistes (Baba Maal, Salif Keïta, Koffi Olomidé, Meiway, Achieng Abura, Malouma, Philippe Brun, Habib Koita, Boncana Maïga, Chiwoniso, Jaojoby Eusebe, Mahmoud Ahmed, Coumba Gawlo et Didier Awady) ont annoncé l'enregistrement d'une chanson commune destinée à sensibiliser les Africains au développement du continent. Thèmes choisis : la lutte contre la pauvreté et le sida. Le directeur du bureau des Communications du PNUD, Djibril Diallo, a lancé cette initiative intitulée "Afrique 2015 ". Le programme mobilise l'ensemble du système des Nations Unies afin d'accélérer le développement de l'Afrique autour des objectifs du millénaire. Au nombre de huit, ceux-ci visent principalement à réduire l'extrême pauvreté et à combattre les maladies comme le VIH SIDA. Ces messages, les artistes s'engagent à les faire passer aux côtés du PNUD par des chansons, des concerts et d'autres actions de sensibilisation. La première pierre de cette collaboration est une chanson qui réunit des vedettes de la musique venues de tous les coins d'Afrique. Le saxophoniste camerounais Manu Dibango, les chanteurs algérien Cheb Mami et sénégalais Youssou Ndour font également partie du collectif Afrique 2015. Depuis lundi, tous ces artistes enregistrent dans un studio dakarois une première chanson qui, le 17 octobre prochain, Journée internationale de lutte contre la pauvreté, sera lancée simultanément sur un maximum de radios du continent.

Les recettes récoltées alimenteront un fonds spécial de contribution destinée au projet. Les artistes ne comptent pas se limiter à cette opération ponctuelle. " Descendre dans les écoles, les casernes pour rencontrer les jeunes, leurs parents, les autorités, fait partie de notre engagement à plus long terme ", explique Baba Maal. Conscients de leur influence, les artistes se déclarent fiers de prêter leur voix et unir leurs talents pour sensibiliser l'opinion et faire changer les mentalités.

Mais ils ne veulent pas seulement servir de " tam-tam " pour le PNUD car ils n'ont pas attendu l'engagement de cette institution pour mener chacun des actions concrètes dans ce sens. A la suite de Salif Keïta (qui a refusé de signer le document du PNUD, voir encadré), ils ont demandé à l'organisation onusienne de tenir ses engagements afin de donner à l'Afrique tous les moyens qu'il faut pour se développer.

© Le Soleil (www.lesoleil.sn)

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