Centre culturel français de Dakar : c'est parti pour la rentrée culturelle
C'est un programme ouvert sur toutes les cultures qu'a dévoilé hier vendredi, 3 octobre, les responsables du Centre culturel français (Ccf) de Dakar, "un espace de rencontre de différentes cultures".
Si Victor Hugo bénéficie d'une exposition à la bibliothèque, la France n'occupe pas pour autant la première place dans le calendrier des manifestations. Outre des journées consacrées au cinéma japonais, une semaine franco-allemande, une semaine roumaine et deux concerts de musiciens capverdiens, c'est bien l'Afrique pluriculturelle qui domine toute la programmation. Le directeur du centre, Christian Saglio,, désire que le Ccf soit un lieu de la coopération interafricaine, et rêve de réhabiliter l'image de l'Afrique telle qu'elle est véhiculée en Occident, et qu'il juge "passéiste" et "misérabiliste". La structure qu'il dirige va pour cela, oeuvrer à la promotion des valeurs d'"humanisme, de solidarité et de dialogue des cultures", a-t-il déclaré. Ainsi le festival Africa Fête réunira-t-il pendant trois jours de grands musiciens venant de plusieurs pays d'Afrique, dont le célèbre trompétiste camerounais Manu Dibango et Omar Pène (qui a donné hier vendredi un concert en guise de coup d'envoi du démarrage des activités), tandis que les Hip-Hop Awards d'Optimiste Produktions récompenseront comme les deux éditions passées, les meilleurs groupes de rap sénégalais et de la sous-région. Ce soutien du centre aux opérateurs culturels sénégalais, le chanteur Idrissa Diop s'en réjouit. "Le Ccf est un endroit du monde. Vraiment, je loue ce centre qui représente toutes les cultures du Sénégal. Ici, tous les arts sont représentés. Son directeur investit beaucoup de son temps et de son énergie pour l'art au Sénégal". Et Idrissa Diop de s'interroger : "Que deviendraient certains artistes sans le Centre culturel français ?"
Des films africains seront également à l'affiche, comme Sia, le rêve du Python du Burkinabé Dani Kouyaté, et une foire de Noël sera consacrée aux jeunes artisans qui pourront exposer leurs oeuvres. Le Ccf réaffirme ainsi sa volonté d'être plus qu'un relais, mais de se définir comme l'un des acteurs dynamiques de la vie culturelle sénégalaise et africaine.
© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)
Si Victor Hugo bénéficie d'une exposition à la bibliothèque, la France n'occupe pas pour autant la première place dans le calendrier des manifestations. Outre des journées consacrées au cinéma japonais, une semaine franco-allemande, une semaine roumaine et deux concerts de musiciens capverdiens, c'est bien l'Afrique pluriculturelle qui domine toute la programmation. Le directeur du centre, Christian Saglio,, désire que le Ccf soit un lieu de la coopération interafricaine, et rêve de réhabiliter l'image de l'Afrique telle qu'elle est véhiculée en Occident, et qu'il juge "passéiste" et "misérabiliste". La structure qu'il dirige va pour cela, oeuvrer à la promotion des valeurs d'"humanisme, de solidarité et de dialogue des cultures", a-t-il déclaré. Ainsi le festival Africa Fête réunira-t-il pendant trois jours de grands musiciens venant de plusieurs pays d'Afrique, dont le célèbre trompétiste camerounais Manu Dibango et Omar Pène (qui a donné hier vendredi un concert en guise de coup d'envoi du démarrage des activités), tandis que les Hip-Hop Awards d'Optimiste Produktions récompenseront comme les deux éditions passées, les meilleurs groupes de rap sénégalais et de la sous-région. Ce soutien du centre aux opérateurs culturels sénégalais, le chanteur Idrissa Diop s'en réjouit. "Le Ccf est un endroit du monde. Vraiment, je loue ce centre qui représente toutes les cultures du Sénégal. Ici, tous les arts sont représentés. Son directeur investit beaucoup de son temps et de son énergie pour l'art au Sénégal". Et Idrissa Diop de s'interroger : "Que deviendraient certains artistes sans le Centre culturel français ?"
Des films africains seront également à l'affiche, comme Sia, le rêve du Python du Burkinabé Dani Kouyaté, et une foire de Noël sera consacrée aux jeunes artisans qui pourront exposer leurs oeuvres. Le Ccf réaffirme ainsi sa volonté d'être plus qu'un relais, mais de se définir comme l'un des acteurs dynamiques de la vie culturelle sénégalaise et africaine.
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