Assukatene : la voix de la douleur
La mission qu'ils se sont assignée est de parler au nom des populations meurtries de la Casamance. Basse, Joe et Opa, dont les fibres ne vibrent que pour la musique, se veulent des ambassadeurs itinérants, motivés par la volonté de faire connaître la culture de leur terroir.
Ils sont trois jeunes originaires de la Casamance. Et l'évocation de la partie sud du Sénégal fait de nos jours beaucoup penser au conflit, aux conditions de vie précaires de la majorité des populations. Dès lors on comprend mieux le nom du groupe, Assukatène (démuni ou orphelin, en diola) choisi par les trois compères. Ces jeunes se sont invités dans le milieu du show-biz, au début des années 90, pour crier leur désolation. Passionnés par les sonorités hip-hop, Bachir Thioye alias Basse, Clément Dacosta (Opa) et Joël Diaban (Joe) estiment pouvoir participer au processus de retour à la paix avec leur support principal : la musique. Pour ce faire, ils ont formé le posse Assukatène en 1997, après avoir séduit les promoteurs de l'émission télévisée Oscars des vacances (éditions 94-95) avec le groupe Etoile Boys. Depuis lors Basse, Joe et Opa, les "rescapés" dudit groupe se sont tracé un chemin commun avec l'objectif de se faire une place sur la scène musicale locale et même sous-régionale. Depuis sa création, le groupe Assukatène s'est plus frotté aux groupes de rap de la Gambie, de la Guinée-Bissau et leurs camarades de la Casamance. Sept ans après, le mois de septembre 2002 a failli sonner le déclic pour eux (avec la sortie de leur premier produit Jotna) n'eût été le naufrage du bateau Le Joola. La sortie de cette cassette leur avait permis de jeter un regard critique sur ce qu'ils qualifient de "gestion chaotique de la cité" par l'équipe municipale, avec le titre Zig Town. La conviction des Basse, Joe et Opa est que pour faire régner la paix, il faut investir dans la ville, afin de créer des emplois pour les jeunes désoeuvrés. Il faut, à leur avis, chercher à occuper les jeunes pour qu'ils arrêtent de développer des sentiments de haine, de vengeance, de révolte.
Aujourd'hui, le groupe Assukatène entend tourner l'une des pages les plus sombres de sa carrière pour entamer un nouveau départ. L'ambition reste le même, à savoir mobiliser les fils du terroir pour le retour de la paix avec une folle envie de faire rayonner la culture casamançaise. Leur style musical reste ainsi dominé par des rythmes venus du sud sur fond de balafons, koras et autres instruments traditionnels.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
Ils sont trois jeunes originaires de la Casamance. Et l'évocation de la partie sud du Sénégal fait de nos jours beaucoup penser au conflit, aux conditions de vie précaires de la majorité des populations. Dès lors on comprend mieux le nom du groupe, Assukatène (démuni ou orphelin, en diola) choisi par les trois compères. Ces jeunes se sont invités dans le milieu du show-biz, au début des années 90, pour crier leur désolation. Passionnés par les sonorités hip-hop, Bachir Thioye alias Basse, Clément Dacosta (Opa) et Joël Diaban (Joe) estiment pouvoir participer au processus de retour à la paix avec leur support principal : la musique. Pour ce faire, ils ont formé le posse Assukatène en 1997, après avoir séduit les promoteurs de l'émission télévisée Oscars des vacances (éditions 94-95) avec le groupe Etoile Boys. Depuis lors Basse, Joe et Opa, les "rescapés" dudit groupe se sont tracé un chemin commun avec l'objectif de se faire une place sur la scène musicale locale et même sous-régionale. Depuis sa création, le groupe Assukatène s'est plus frotté aux groupes de rap de la Gambie, de la Guinée-Bissau et leurs camarades de la Casamance. Sept ans après, le mois de septembre 2002 a failli sonner le déclic pour eux (avec la sortie de leur premier produit Jotna) n'eût été le naufrage du bateau Le Joola. La sortie de cette cassette leur avait permis de jeter un regard critique sur ce qu'ils qualifient de "gestion chaotique de la cité" par l'équipe municipale, avec le titre Zig Town. La conviction des Basse, Joe et Opa est que pour faire régner la paix, il faut investir dans la ville, afin de créer des emplois pour les jeunes désoeuvrés. Il faut, à leur avis, chercher à occuper les jeunes pour qu'ils arrêtent de développer des sentiments de haine, de vengeance, de révolte.
Aujourd'hui, le groupe Assukatène entend tourner l'une des pages les plus sombres de sa carrière pour entamer un nouveau départ. L'ambition reste le même, à savoir mobiliser les fils du terroir pour le retour de la paix avec une folle envie de faire rayonner la culture casamançaise. Leur style musical reste ainsi dominé par des rythmes venus du sud sur fond de balafons, koras et autres instruments traditionnels.
© Wal Fadjri (www.walf.sn)
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