Festival Senerap: Dakar, capitale du rap africain

Vendredi et samedi, les plus grands noms du rap sénégalais, mais aussi africain, se réuniront sur une même scène. D'abord celle du stade Iba Mar Diop, puis au Centre culturel français (CCF), pour un événement inédit, le premier festival de rap sénégalais, Sénérap. En présence du parrain de cette édition, le rappeur français d'origine congolaise, Passi, Didier Awadi (Taf Taf productions), Mamadou Konté (Africa Fête) et Paul-Antoine Decraene (CCF) ont tenu, mardi dernier, une conférence pour expliquer quelles étaient les ambitions de ce festival. L'objectif de Sénérap est de " redonner à Dakar sa place de plaque tournante du rap et confirmer le troisième rang qu'occupe la capitale sénégalaise dans le hip hop mondial ". Pour réussir leur pari, les organisateurs ont décidé de rassembler les plus grands groupes sénégalais, Pee Froiss, le PBS, Pacotille, Wa BMG 44, Bibson ou encore Chaka Babs, mais aussi des rappeurs africains. Sénérap est donc placé sous le signe de l'intégration africaine, pour que, comme l'espère Passi, " nos cultures prennent du poids " et que " la lumière se fasse sur les scènes artistiques africaines ". Le Cameroun, le Tchad, la Gambie et le Burkina Faso seront donc représentés. A la différence des rappeurs sénégalais, qui ne participeront qu'à un concert, les artistes étrangers pourront se faire connaître tant par le public du stade Iba Mar Diop, que par celui du CCF. La France, deuxième pays du rap mondial, après les Etats-Unis, est également présente grâce au rappeur Passi, choisi pour être parrain de cette première édition. " Sa présence permet de crédibiliser l'événement ", explique Dider Awadi. Le festival, soutenu par le ministère de la Santé, sera également l'occasion de sensibiliser les jeunes contre le Sida. Le pari est donc lancé et Passi rappelle que " les jeunes doivent se responsabiliser ", pour qu'il n'y ait pas de problème, durant les concerts. L'objectif principal des organisateurs de Sénérap est de faire de ce festival un événement annuel.

Mais leurs ambitions ne s'arrêtent pas là. Leur volonté est de créer en parallèle des espaces " off " et d'organiser des scènes dans les régions. Pour cela, Mamadou Konté est optimiste et espère que le festival bénéficiera, pour les prochaines éditions, du soutien du ministère de la Culture, qui, cette année, ne s'est pas manifesté. Passi, très à l'aise dans son rôle de parrain, évoque également la possibilité de diffuser le rap sénégalais en France, en créant une cassette Sénérap et en y organisant une tournée.

© Le Soleil (www.lesoleil.sn)

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