Piratage de Esperanza du groupe Daara j : de " hautes personnalités " impliquées

A peine est-elle sortie du studio que Esperanza, la nouvelle production du groupe rap Daara J est l'objet d'un piratage à large échelle. Vendredi le 10 janvier, vers 20 heures, le Bureau sénégalais du droit d'auteur (Bsda) et les forces de Police, ont mis la main sur un nombre impressionnant de sacs et de malles bourrés de Cd de l'oeuvre piratée de la bande à Ndongo D, Faadda Freddie et Aladji man. Au Commissariat central où les faussaires ont été conduits, aucun chiffre n'a été avancé. Toutefois, il est fait état d'un manque à gagner de plusieurs millions de F Cfa pour la formation musicale. Pour la production de Esperanza dont la sortie internationale est prévue en février, le groupe Daara J aurait consenti au total la somme de 60 millions de F Cfa, déclare-t-on. Si l'on en croit des sources proches de l'affaire, ceux-là pris dans les nasses de la Police et du Bsda, ne seraient que l'arbre qui cache l'énorme forêt de la contrefaçon. Et l'on parle, au Commissariat central, d'un vaste réseau à la tête duquel se trouverait des " personnalités " haut placées dans le milieu de show-business sénégalais, qui disposeraient de moyens conséquents pour la reproduction en quantité des oeuvres. Hormis Esperanza, plusieurs autres titres ont été saisis le vendredi, sur lesquels sont apposées de fausses étiquettes numérisées.

Rappelons que l'introduction par le Bsda des hologrammes et étiquettes numérisées dans le paysage musical sénégalais procède de la volonté des membres de cette structure, de lutter contre la piraterie qui tend tragiquement à confiner les créateurs dans un réduit misérabiliste. Plus généralement, les hologrammes sont définis comme un obstacle contre le pillage des biens spirituels d'autrui.

© Sud Quotidien (www.sudonline.sn)

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