Yalad sort sa cassette à Dakar : du rap made in Tchad avec Japhet Ndoram
Daïsson et Hilaire sont deux jeunes rappeurs tchadiens. Ils ont mis sur pied le groupe " Yalad " et viennent de mettre sur le marché une cassette de dix titres. Wolof, français, arabe et ngambaï (une langue très parlée dans leur pays) s'y côtoient.
La première production de Daïsson et Hilaire du groupe Yalad s'intitule " Lumière ". Elle a été enregistrée avec des rappeurs sénégalais dont ceux du Positive Black Soul. Leur groupe a été crée au Tchad il y a sept ans et ses membres vivent à Dakar depuis un an. À travers leur style musical que l'on pourrait qualifier de " soft rap " basé sur " une musique revendicative mais pas agressive ", les deux jeunes artistes explorent plusieurs thèmes liés à la vie, à l'Afrique et au monde en général. L'amour est ainsi exalté dans " Le coeur et l'âme ", une chanson qui fait penser au style des boys band français du " Poetic Lover ". Un retour aux sources est perceptible dans " Darna Talaf " chanté en langue ngambaï et qui évoque les souffrances du peuple tchadien. Dans " La jungle ", Daïsson et Hilaire passent en revue le monde cruel du show-biz et louent la sagesse du patriarche africain dans " Le regard du vieillard ".
Ils chantent aussi en duo dans deux morceaux : " La cause " et " Assamo ". Dans le premier, en featuring avec le Positive Black Soul, ils font une rétrospective du chemin parcouru, de leur itinéraire musical. Dans le second, c'est un personnage célèbre qui prête sa voix : le footballeur Japhet Ndoram, une des figures emblématiques du Tchad, s'y essaye en effet à la musique. Cette chanson fait l'éloge des dignes fils de l'Afrique : Thomas Sankara, Fela... Pour sa deuxième cassette (la première avait été produite en Côte d'Ivoire), " Yalad " nous fait découvrir un produit assez original dans le contexte du rap sénégalais. Le public sénégalais, très exigeant en matière de hip-hop, appréciera sans doute ce son et ce rythme venus du Tibesti. Le premier rendez vous en live est fixé au 17 janvier 2003, au Centre culturel français de Dakar.
© Le Pays (Ouagadougou)
La première production de Daïsson et Hilaire du groupe Yalad s'intitule " Lumière ". Elle a été enregistrée avec des rappeurs sénégalais dont ceux du Positive Black Soul. Leur groupe a été crée au Tchad il y a sept ans et ses membres vivent à Dakar depuis un an. À travers leur style musical que l'on pourrait qualifier de " soft rap " basé sur " une musique revendicative mais pas agressive ", les deux jeunes artistes explorent plusieurs thèmes liés à la vie, à l'Afrique et au monde en général. L'amour est ainsi exalté dans " Le coeur et l'âme ", une chanson qui fait penser au style des boys band français du " Poetic Lover ". Un retour aux sources est perceptible dans " Darna Talaf " chanté en langue ngambaï et qui évoque les souffrances du peuple tchadien. Dans " La jungle ", Daïsson et Hilaire passent en revue le monde cruel du show-biz et louent la sagesse du patriarche africain dans " Le regard du vieillard ".
Ils chantent aussi en duo dans deux morceaux : " La cause " et " Assamo ". Dans le premier, en featuring avec le Positive Black Soul, ils font une rétrospective du chemin parcouru, de leur itinéraire musical. Dans le second, c'est un personnage célèbre qui prête sa voix : le footballeur Japhet Ndoram, une des figures emblématiques du Tchad, s'y essaye en effet à la musique. Cette chanson fait l'éloge des dignes fils de l'Afrique : Thomas Sankara, Fela... Pour sa deuxième cassette (la première avait été produite en Côte d'Ivoire), " Yalad " nous fait découvrir un produit assez original dans le contexte du rap sénégalais. Le public sénégalais, très exigeant en matière de hip-hop, appréciera sans doute ce son et ce rythme venus du Tibesti. Le premier rendez vous en live est fixé au 17 janvier 2003, au Centre culturel français de Dakar.
© Le Pays (Ouagadougou)
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